Archives pour octobre 2007

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J’ai peur de la mort

30 octobre, 2007

C’est peut-être la grande mode, tendance athée chic, d’affirmer le contraire, mais moi j’ai peur de la mort. Tant pour moi que pour mes proches. Habituellement, j’essaie de ne pas y penser, parce que je pars dans de longs monologues métaphysiques intérieurs qui m’angoissent jusqu’à ce que je trouve une réponse… Et si des siècles de philosophie n’en sont pas venus à bout, vous imaginez que votre dévouée bloggeuse, toute torturée soit-elle, n’est pas prête de s’en sortir. Si je me laissais aller au bout de mes réflexions, je n’en dormirais plus la nuit.

D’ailleurs, cette nuit, je n’ai pas dormi.

Hier soir, ma mère m’a appelée pour prendre de mes nouvelles. Et comme toujours, quand je lui ai demandé des siennes, elle m’a répondu son habituel “rien” qui m’agace à un point que vous n’imaginez même pas. Elle a hésité un peu, et fini par m’annoncer qu’elle partait voir ma grand-mère, qui n’allait pas fort.
C’est une fois que j’ai raccroché que j’ai réalisé que si ma mère descendait sans mon père et mon frère, c’est que ça n’allait vraiment pas fort. Quand mon arrière grand-mère est décédée, je ne l’ai appris qu’un mois plus tard. Ma mère ne voulait pas “m’inquiéter”… Résultat, à chaque fois, je pars dans des scenarii terrifiants.
Hier, ça n’a pas raté. Tous mes petits soucis m’ont parus bien dérisoires. J’ai pleuré une bonne partie de la nuit en suppliant le ciel de nous laisser ma grand-mère, parce que ma mère et sa soeur venaient de voir partir leurs filles, et que ce n’était pas l’année pour les laisser orphelines. D’ailleurs ce ne sera jamais l’année, parce qu’il y a encore tant de choses que je voudrais que ma Mamie voie… Je voudrais qu’elle soit là lorsqu’un inconscient finira par me convaincre de l’épouser, je voudrais qu’elle voie les enfants que ma cousine veut si fort, je voudrais qu’elle sache qu’on est fortes dans cette famille, et qu’on s’en sortira toujours.

Sweet song - Blur :

Ce matin, n’y tenant plus, j’ai acheté une recharge pour mon portable et appelé ma mère dès que je suis arrivée au boulot. Elle m’a rassurée : ça ne va pas, mais si elle descend, c’est parce qu’elle en a la possibilité et pas parce que c’est urgent. Je vais quand même essayer de rendre visite à ma grand-mère. Quitte à grever définitivement mon budget pour Londres, parce qu’au final, il y a des choses -et des gens- plus importants.

PS: désolée… J’avais bien dit que je ne raconterais plus ma vie, mais il y a des choses que je peux écrire, qu’il m’est impossible de dire. Celle-ci en est une. Et je ne suis pas persuadée que ce soit une bonne chose que je ne l’exprime jamais ^^’

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On en apprend tous les jours

29 octobre, 2007

- Dumbledore est comme les gens du village… Dommage pour Mac Gonagall.

- Il paraît que ma principale qualité, c’est d’être une emmerdeuse.

Je suis pas sûre d’avoir tout compris ^^’

- Mitigation = atténuation. Stratégie de développement durable consistant à réduire les conséquences des risques naturels, en partant du principe qu’on ne peut pas toujours les empêcher. En anglais : mitigation. Dis merci à Lysi qui te donne des tuyaux pour frimer en soirée Erasmus!

- L’amour. En ce moment, on ne parle que de ça à la rédac. Même Dragonne, au téléphone avec Dieu seul sait qui :
- Il doit être amoureux, alors.
Pincez-moi, je rêve. Elle sait ce que c’est??? Mes illusions se sont rapidement effacées :
- Parce que, a-t-elle poursuivi, c’est bien connu que c’est ça qui met la connerie dans la tête des hommes!
Oubliez Dragonne. S’il y a une phrase que vous devez retenir aujourd’hui, c’est celle de mon vénérable et vénéré collègue : “En amour, on est tous des intérimaires permanents”.

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8° De la musique qui réchauffe le coeur

27 octobre, 2007

Allez, zou, j’arrête de raconter ma vie parce qu’à chaque fois, je meurs d’envie d’effacer le billet dans la seconde qui suit et ce ne serait pas très honnête. J’ai mieux à vous proposer : des morceaux plus chauds qu’un plaid douillet. Ca tombe bien, Edwyn Collins, l’interprète du mythique “A girl like you” a sorti en ce très frisquet mois d’octobre un nouvel album intitulé Home again. C’est bon comme une soirée au coin du feu…

You’ll never know - Edwyn Collins :

Quelques morceaux du nouvel album d’Edwyn Collins sur Myspace

Maintenant que nous sommes tous d’humeur propice à un peu de nostalgie, remontons le temps jusqu’en 1982, quand Edwyn avait une coupe à la Parker Lewis au sein du groupe Orange Juice :

Rip it up - Orange Juice :

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Pourquoi je travaille un vendredi soir

27 octobre, 2007

Non, ce n’est ni du masochisme, ni de la conscience professionnelle ^^’ C’est tout bêtement la fameuse opportunité professionnelle (nom de code : OP), dans laquelle j’investis beaucoup de temps et d’énergie parce que je suis obsédée par la phrase que m’a dite une journaliste déjà dans la place m’a dite : “il faut garder un pied dans la porte”. Autrement dit, ne pas perdre bêtement les contacts et le réseau précieusement construits pendant 4 mois, pour revenir dans 2 ans après mes études où personne ne se souviendra de moi. Et comme on ne peut pas bosser pour quelqu’un d’autre sous le nez de Dragonne, je fais des heures sup’ avec M (oui… De temps en temps, mes références djaimsbondesques refont surface).

M

D’accord, c’est peut-être un brin masochiste. Parce que personne ne m’impose d’en faire autant, ni de remporter le Pulitzer à 23 ans, et mes proches ne m’aimeront pas moins (du moins j’espère ^^’) si ma carrière n’est pas une réussite totale.
Mais que le boulot passe avant tout le reste, pour moi, c’est tout simplement une question de cohérence.
Parce que c’est ce que j’ai fait toute ma vie (pour des raisons qu’on va éviter de développer avant de tomber dans la psychologie de bas étage).

Vous me direz qu’il est toujours temps d’inverser la tendance
Mais je me retrouverais à rendre inutiles tous mes sacrifices. Avouez que ce serait dommage.
Et puis, 20 ans de travail, à respirer pour le boulot, à n’espérer qu’un boulot, à parler inlassablement de mes études et de mes projets, ça laisse des traces. Au bout d’un mois à penser à autre chose, je m’ennuierais certainement.

Aujourd’hui, je fais ce que j’ai toujours rêvé de faire… Même si je passais moins de temps à construire mon avenir professionnel, je continuerais à écrire. Les claviers d’ordinateur sont mes touches de piano. Je ne sais faire que ça, c’est mon oxygène. Peut-être la seule chose pour laquelle je m’estime un peu. Et si on m’en privait, je m’étiolerais.

Paperback writer - The Beatles :

J’ai eu des périodes où j’ai regretté d’avoir laissé tant de choses passer après mes études. Mais elles ne dureront jamais aussi longtemps que les regrets que j’aurais si je ne faisais pas tout pour avoir LE métier de mes rêves.

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Je suis une fille formidable, ou ce crétin de Coué

26 octobre, 2007

Coué
C’est ça, fous-toi de ma gueule, en plus!

J’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête. J’ai beaucoup de choses que certains tueraient pour avoir, à commencer par la chance de faire des études et le boulot de mon choix. J’en connais qui ont plus de raisons que moi de se plaindre. Et passer ma journée à me reprocher d’avoir 2 mains gauche et la tête dans les nuages (si encore elle était dans les étoiles!) ne me fait pas progresser.
DONC je vais appliquer jusqu’au bout la devise britannique qui a fait ses preuves jusqu’à présent : Wait & see.
Je vais prendre les choses comme elles viennent, et faire de mon mieux en attendant. Si Toulouse m’aime, Toulouse m’attendra. Et puis je reviens dans 7 mois… Je peux faire quelques piges à distance histoire que Toulouse ne m’oublie pas!
Au pire, j’ai 20 ans (le 1er qui me dit que j’approche des 21, quand même, il peut dire adieu à ses dents). Des opportunités professionnelles, si j’en ai maintenant, j’en aurai encore plus quand je serai trilingue

Mais bien sûr!

On va y croire très fort… J’ai mis une heure à écrire un mail de 4 lignes à ma marraine (ça se dit Patin, en allemand. Si c’est pas un signe du Roi des démons!) à Bonn… Vous savez quoi? Elle s’appelle Franziska. Je l’aime déjà, ma marraine-patin. Rien que son prénom me ramène 10 ans en arrière quand je regardais Sissi à chaque rediffusion de Noël (OK, j’avoue, ça m’arrive encore). Franzi a un prénom qui sonne comme une valse de Vienne.

Aujourd’hui, un collègue m’a emmenée en conférence de presse. Si on exclut les hôtesses, on devait être 3 femmes dans tout le bâtiment. Il faut dire que c’était un congrès de grands pontes du bâtiment. Jamais je n’ai vu autant d’hommes d’âge mûr en costumes au mètre carré, et pourtant, j’en ai passé du temps à Orly!
Mesdemoiselles, si vous cherchez un bon parti, il y a un nid à Compans.

Diamonds are a girl’s best friend - Marylin Monroe :

Avec mes talons qui claquaient sur le sol, tout le monde me regardait comme si j’étais tombée tout droit d’une soucoupe volante. Et comme j’avais moins de 40 ans, pas de tailleur gris souris ni de stricte queue de cheval, j’étais à peu près aussi courante qu’un cactus sur le Pôle Nord.
J’ai beau savoir qu’il y a des milieux qui sont encore très masculins (et inversement), cela me surprend toujours autant qu’il y ait si peu de femmes.