
Batterie épuisée
3 mars, 2008Honteusement pompé chez Hugues Hausman
Bien sûr, que je manque d’inspiration. En fait, pas exactement : j’ai quelques idées, et puis je me dis “mmoui, bof, est-ce que ça intéresse quelqu’un?”
J’ai pensé à déménager sur Overblog. J’ai commencé à faire les cartons… Et puis grande vague de flemme : “mmmoui, bof, est-ce que ça vaut la peine?”
Cela dit, j’ai comme toujours d’excellentes excuses à mon manque de productivité : j’ai la crève du siècle. L’avantage, c’est que je me concentre sur ma guérison plutôt que sur la phase précédente : les pensées en dents de scie.
Je suis atrocement lunatique.
Un moment, je pense “il faut que je quitte ce pays, je suis pas payée, je sors pas de la semaine, je mange toute seulette n’importe quoi à pas d’heure (or quand l’appétit va, tout va v_v), je veux un steak et puis je veux rentrer maisooon”
.
Et la minute d’après, on m’apporte une tulipe pour “mettre un peu de printemps dans ma chambre”, ou on me dit que Petit Bouchon me traite comme une grande soeur, et c’est plus fort que moi, je fonds à l’intérieur, et tant pis si la grippe a raison de moi, je vais achever mon pitoyable reste de voix en chantant Edith Piaf. 
Oui, Edith Piaf.
Edith Piaf, les Beatles et Franz Ferdinand, c’est le trio improbable qui marche à tous les coups avec Petit Bouchon.
The Dark of the Matinee - Franz Ferdinand : (it’s better in the matinee, the dark of the matinee is mine, yes it’s miiiiiiiiine - keuf keuf keuf !)
La vie en rose - Edith Piaf :
All you need is love - The Beatles :
Bon, d’accord, les goûts de Petit Bouchon sont légèrement influencés par les quelques chansons dont je connais les paroles.
De toute manière, ça a toujours été comme ça avec moi. Quand je boude, le Papounet sait qu’il n’a qu’à me faire un bisou ou me donner un surnom complètement crétin, et pouf, ça y est, je suis toute meringue, chamallow et chocolat fondu.
Je sais pas bouder.
Y en a un autre qui est très fort pour ça.
Une minute, je pense “Ouiiiiiiiin, pas de webcam de tout le week-end, je vais mouriiiiiiiir, où est le pont le plus proche ?”. 
A la minute suivante, un sursaut de fierté du genre “M’en fous, j’ai besoin de personne, je suis forte et indépendante d’abord !!!” 
Et puis je reçois un SMS.
Et là c’est comme si j’avais avalé Barbara Cartland. 
Avec le chien.

Ha tiens. C’est la première fois que je vois un chien dépressif. C’est pas banal ça.
Ta dernière phrase est culte, tout simplement… je me demande si elle ne va pas remplacer la sacro-sainte expression “regarder quelqu’un avec des yeux de bisounours”