
Au temps où les poèmes fleurissent
5 mars, 2008C’est le Printemps des poètes, et comme on m’aura toujours avec des mots, je ne peux pas résister à l’envie de m’instituer Passeuse de Poèmes.
Et comme un lecteur averti en vaut deux, Edmond Haraucourt nous apprend à distinguer Les plus beaux vers…
Les plus beaux vers sont ceux qu’on n’écrira jamais,
Fleurs de rêves dont l’âme a respiré l’arôme,
Lueurs d’un infini, sourires d’un fantôme,
Voix de plaine que l’on entend sur les sommets.
L’intraduisible espace est hanté de poèmes
Mystérieux exil, Eden, jardin sacré
Où le péché de l’art n’a jamais pénétré
Mais que tu pourras voir quelque jour, si tu m’aimes.
Quelque soir où l’amour fondra nos deux esprits,
En silence, dans un silence qui se pâme
Viens pencher longuement ton âme sur mon âme
Pour y lire les vers que je n’ai pas écrits…
Ma-gni-fi-que.
Mais qui est ce poète dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à aujourd’hui ? (et je suis censée avoir fait des études de lettres ^^’)