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De la neige à Pâques

23 mars, 2008

Avertissement : ce billet contient de vrais morceaux de niaiserie.

Joyeuses Pâques !

Le week-end, c’est fatal : personne ne blogge, personne ne lit.
Sauf moi.
Et vous.
C’est donc le moment idéal pour des informations dont-on-se-fout (DOSF, brevet déposé).

- Il a neigé, et même grêlé, à Londres. O_o

- Je m’occupe devant la saison 1 de Gilmore Girls.
C’est frais comme le printemps qu’on a eu en janvier.
Je m’avale 3 épisodes à la suite, et je me sens toute légère.
Dans le temps, je craquais pour Tristin, le gosse de riches trop sûr de lui (juste avant que Chad Michael Murray ne devienne l’un des frères Scott).

Tristin

Dans Grey’s anatomy, mes préférés c’était Alex Karev, le jeune interne ambitieux qui se destinait à la chirurgie esthétique avant de se découvrir une vocation pour l’obstétrique, et le Docteur Glamour (rrrr), le séducteur invétéré qui ne rêve pourtant que de fonder une famille. Les salauds avec une faiblesse, quoi (cherchez pas. Typiquement féminin.).

Eh bien allez savoir ce qui s’est passé entre l’unique diffusion de la première saison sur une chaine publique française dont j’ai raté le dernier épisode, et la découverte du coffret de DVDs à Londres… Maintenant, je fonds comme un moelleux au chocolat devant les gentils garçons.
Et je soupire “Aaaaaah, Luuuke Coeursà chaque apparition du cafetier bourru avec de larges épaules, qui craque pour Lorelai Gilmore et la regarde tristement embrasser de plus entreprenants que lui.

Luke

- J’ai testé le Marmite. Ca sent (correction : ça empeste) le beurre de cacahuète, c’est fait à partir de levure (???) et ça a le goût d’une pâte faite à base de nuoc mam, vous savez, cette sauce salée faite à base de poisson séché…
Particulièrement adapté au petit déjeuner.

Marmite

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Pourquoi il est urgent que je rentre

20 mars, 2008

Ou “Cosette, cette gosse de riches?”

- Parce que internet déconne, que je ne peux plus discuter avec Canarovore plus de 2 minutes sans coupure, que je ne peux pas imprimer ma *#$¤* de réservation pour mon avion, que je ne peux plus poster un bête billet tranquillement. Internet est mon dernier lien avec la civilisation.

- Parce que j’en ai ras-le-bol de chercher des parcs animaliers pour le week-end de Pâques, et de me faire envoyer promener plus ou moins froidement au téléphone par des Anglais qui s’en tamponnent le coquillard, qu’on ait besoin de chaises hautes. Et chaque fois que mon hôtesse me demande s’il est possible d’en trouver encore deux ou trois, sous prétexte de travailler mon anglais, je réprime un accès de violence. Ca ressemble aux heures de phoning que me faisait faire Dragonne. J’ai l’air d’une secrétaire ? 5 minutes de pause, je peux ?

- Parce que je veux des câlins (oui, encore. Je suis un petit être avide d’affection) , un vrai repas à une heure décente avec de vrais gens en face, et une nuit de sommeil de plus de 7 heures. De préférence sur une épaule qu’on dirait faite pour y poser ma tête.

Oh my God - Kaiser Chiefs :

- Parce que quand j’ai une permission, c’est pas l’éclate. Le musée de Mme Tussaud, c’est 22 £ pour avancer comme un mouton au milieu de stands pour t’arracher encore plus de pognon. La seule attraction digne d’intérêt, c’est la chambre des horreurs, sauf que les trains fantôme ça n’a jamais été mon truc, à pied c’est pas mieux, et les serial killers/violeurs je trouve qu’il y en a assez comme ça, merci. J’ai honteusement suivi un jeune couple comme un petit chiot apeuré. J’ai même agrippé mademoiselle au moment où un acteur surgissait de l’obscurité en y mettant toute sa bonne volonté pour me provoquer un infarctus, tandis que monsieur franchissait bravement les obstacles.

- Parce que j’ai des morsures sur le bras, des griffures sur la poitrine, des bleus sur les genoux à force de ramper, et une brûlure à la main en éloignant Dasha-la-terrible du four. J’ai pris un dictionnaire sur le pied, me suis faite scalper, et la moitié de ma garde-robe est tachée au jus de myrtilles. Je suis battue par un enfant de 11 mois.

- Parce que ma peau est en pleine rébellion contre la pollution londonienne, et que je ne supporte plus mon reflet dans le miroir.

- Parce que je fais une overdose de truite. Passe encore. Mais si au moins, on ne me demandait pas de le préparer, ce poisson huileux avec ses grands yeux vitreux pleins de reproche !

“Aaaaaah !”
“What happened ?’
“I think the fish is still alive. It’s alive !!!

“… It’s impossible.”
“It opened its mouth !!!” >_<

(Bon, le faire tomber dans le plat avec dégoût a certainement aidé. N’empêche qu’après cuisson, l’animal diabolique avait la bouche fermée… Brrr…)

- Et pi ma coupe de cheveux ne ressemble plus à rien (oui parce que si je me plante dans l’intonation d’un mot, déjà que les coiffeurs ne font jamais ce que vous demandez, je vais me retouver avec une crête rousse ! Alors les coiffeurs anglais, hein… A peu près autant que leurs dentistes !), mes parents ne m’envoient plus de nouvelles et je suis obligée de me fier aux pseudos Mémé Saine crétins de mon frère pour savoir que tout va bien.

- Parce que je n’arrive pas à assumer que j’en ai ras-le-bol et à le dire en face. Donc je fais sagement tout ce qu’on me demande en comptant les minutes jusqu’à mon départ. Mais franchement, je sature.

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C’est pareil, mais différemment

18 mars, 2008

A Londres, il y a des trucs géniaux :

- Des CDs difficilement trouvables et hors de prix en France, qui ici sont bradés et en quantité indécente, genre The Figurines, Small Faces et The Zombies. On trouve même The Good, the Bad & the Queen au petit supermarché de mon quartier !!!

The air we breathe - The Figurines :

- Le thé instantané Dreamtime de Whittard of Chelsea (ou comment je me suis mise à la poudre).
- Des musées gratuits
- Des vendeurs chez Starbucks qui débattent avec vous des mérites de divers muffins (ou comment j’ai pris 5 kilos). Moi j’dis : le meilleur, c’est celui à la myrtille v_v
- La Carnaby Street et Covent Garden
- Des musiciens dans le métro qui ne vous importunent pas, et ont la plupart du temps un certain talent
- Les magasins ouverts le jour du Seigneur, parce que dans ce pays, Dieu est capitaliste (pour la première fois de ma vie, adieu la dépression du dimanche soir !)

Mais il y a des choses qui ne remplaceront jamais mon pays :

- des rayons entiers de yaourts bio (ici on dit organic), light (ici on dit low-fat), et sains of course (ici on dit healthy). Et si j’ai envie de manger gras à prix décent, moi ?
- Les chamallows sont dégueulasses. Peut-on survivre à un coup de cafard sans chamallow digne de ce nom ?
- La lumière. Je suis allée voir quantité d’oeuvres impressionnistes, et j’ai failli pleurer en retrouvant la couleur du ciel dans notre beau pays.
- Dans ce pays en matière de lingerie, il semblerait qu’il n’y ait strictement aucun intermédiaire entre l’atrocement vulgaire et la culotte snoopy.
- Chez nous, les disquaires emballent les CDs. A Londres, le boîtier en plastique, tout nu et désarmé, a été rayé, usé et ebréché par maintes manipulations. Vous avez l’impression d’acheter un CD d’occasion au prix du neuf.
- Mon royaume pour un steak. Ici quand tu leur dis “à point”, ils ne rigolent pas. De la semelle, ils te servent. Et de la crème fraîche, raaaaaaaaaah… La sour cream, c’est ignoble.
- Vous !

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Le blog de la jungle

15 mars, 2008

Quand mes hôtes m’ont annoncé leur intention d’aller à Kew Garden, j’ai bougonné intérieurement. Un jardin botanique, et pi quoi encore ? Moi vouloir temples de la consommation, moi vouloir concerts surchauffés, moi vouloir bars bondés !
Et pourtant…

A Kew garden, il y a une serre aux mille et une couleurs, des volatiles qui prennent la pose devant des sculptures de Moore (pas Roger, Henry), et de somptueux cerisiers en fleurs devant lesquels prendre votre autoportrait.

Fleur jaune

Palmier

Escalier de la serre

Moi avoir beaucoup marché.
Moi avoir mitraillé et dûment humé chaque fleur rencontrée.
Moi avoir mal aux pieds.
Mais moi avoir aimé.

Cette jolie fleur bleue (jusqu’à ce que je décide de la prendre pour cobaye de mon apprentissage du mode “fleur” de mon appareil photo) porte le poétique nom de “glory of the snow”.

Glory of the Snow

Attention lecteurs, veuillez accorder l’attention qu’elle mérite à la Photo Parfaite. Celle qui a nécessité que je passe un quart d’heure à poireauter sur un banc en attendant que le pékin qui pollue MON paysage finisse de reeeeeeeeeplier son plan, d’eeeeessuyer ses lunettes, et le temps qu’il descende leeeeeeentement quelqu’un d’autre envahissait mon champ de vision.

Jardin japonais - Kew Garden

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L’Allemagne, c’est beau, l’Allemagne, c’est bien. Viendez en Allemagne.

13 mars, 2008

Une des choses qui m’inquiétait le plus concernant mon départ en Allemagne, c’était mon sens désastreux de la grammaire la musique.
Quelle idée saugrenue !
Il y a des groupes très bien, en Allemagne (le premier qui évoque la capitale japonaise et un endroit où l’on passe la nuit, je l’abats froidement).
Donnez moi un B, donnez moi deux O, donnez moi un N,un A, un R, trois A, un S et deux !!, j’ai nommé The Boonaraaas !! (j’ai relu 4 fois pour m’assurer que j’avais le bon compte de voyelles).
4 petites nanas déchaînées qui autodéfinissent leur style comme punk-rock-60’s, tout ce que j’aime.
Je me lamentais récemment sur leur myspace que ach, schade, leur album est introuvable en France.
Et au moment précis où je pars dans leur pays d’origine, v’là t’y pas qu’elles nous gratifient d’une tournée française… Et même d’une date à Toulouse! (le 28 avril au Fairfield café).
Moi je dis, Idole Absolu à Berlin quand je suis à Londres et les Boonaraaas !! à Toulouse quand je pars en Allemagne, c’est une conspiration, au moins.

Bad Girl - The Boonaraaas !! :

Post-scriptoume : Bon, j’exagère un peu… Elles seront le 12 avril à Cologne, et avec un peu de chance, moi aussi. Ou comment finalement, l’Allemagne c’est le pied.

Post-post-scriptoume : A propos de rien, c’est officiel, j’ai un appart réservé en Allemagne.