Articles reli´s: «:Damon Albarn»

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Connaissez-vous les PVPB ?

4 avril, 2008

Non, ce n’est pas un petit morceau de papier posé sur votre pare-brise qui va vous coûter un bras.
Déjà, c’est du féminin. On dit une PVPB (ooooh !).
Pour Pensées qui Valent Pas un Billet (aaaaah !).
Le concept dérive directement de Pascal, qui avait inventé les “Pensées qui Valent Pas un Bouquin”. Coup de génie, plutôt que de les laisser vagabonder de façon stérile, il les réunit en un même ouvrage qui torturera des générations de candidats au bac. La consécration pour tout philosophe qui se respecte.

Exemples de Pensée qui ne Vaudrait Pas un Billet toute seule :

- Vous vous souvenez de la campagne d’affichage de Ouï FM qui réunissait une grande partie de mon panthéon musical ? J’étais en dessous de la vérité.

blur-oui-fm.jpg

Girls & Boys - Blur

Et puisqu’on parle d’Idole Absolu, ben j’ai plein de PVPB à son sujet. Comme son engagement pour un orphelinat londonien reconverti en musée (je suis tombée dessus complètement par hasard en cherchant une sortie pour le week-end de Pâques avec mes hôtes), ou son retour le 10 juillet aux Nuits de Fourvière. Avec lui, tous les artistes de son label Honest Jons, dont Tony Allen, le batteur de The Good, the Bad & the Queen.

En fin de compte, j’aurais peut-être pu en faire un billet.

- Saviez-vous ce qu’est l’esprit d’escalier ?
Penser après coup à ce qu’on aurait pu dire ou faire. Et ensuite, on espère toujours qu’on aura une merveilleuse occasion de ressortir cette réplique débordante de cynisme qui nous est venue trop tard.

Kiri 1
Kiri 2

Kiri, si tu me lis… Je suis solidaire ^^

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“Musique qui réchauffe le coeur”

30 décembre, 2007

Quand je vois quelque chose de récurrent sur la blogosphère, je décrète aussitôt “eh bien moi, je ne le ferai pas”. Pur esprit de contradiction. Ou petite vanité de se dire qu’on ne fait pas comme tout le monde. Voire les 2 à la fois.
Mais je ne peux pas résister au plaisir de répondre aux requêtes Gougueule qui vous ont amenés dans mon humble chez-moi (où vous êtes accueillis à bras ouverts, quoi que vous cherchiez, et que vous l’ayiez trouvé ou non). Surtout quand elles sont aussi charmantes que celle-ci :

“Musique qui réchauffe le coeur”

Attention, fragile!

Ben mon pauvre lecteur! Qu’est-ce qu’il t’a fait, ce salaud < oh le vilain parti pris!

Qu’est-ce qu’on a bien pu vous faire pour que vous soyiez désespéré au point de n’avoir plus que Gougueule à qui demander du réconfort?

Votre patron vous maltraite? (ça arrive à des gens très bien)
Personne ne vous a invité pour le jour de l’an?
Votre moitié vous néglige?

Allez, je vois bien que ce n’est pas de remuer la plaie sous le couteau dont vous avez besoin. J’arrive telle Super Lysi au secours des pauvres mélomanes en détresse avec des chansons riches en tendresse :

I wish that I could see you soon - Herman Düne :

The perfect lovesong - The Divine Comedy :

Il est fortement conseillé de dépasser les doses prescrites de The Divine Comedy dont les mélodies enchanteresses sont un avant goût du bonheur.

Somewhere only we know - Keane :

All the same - Sick Puppies :

Waterloo Sunset - The Kinks :

A défaut de pouvoir regarder le soleil se lever au dessus de la gare de Waterloo, aussi longtemps qu’on peut écouter cette chanson, on se sent déjà au paradis, n’est-ce pas? ;)

Tender - Blur :

This is a low - Blur :

Si vous n’êtes pas tout chamallow, peace, love and understanding après Blur à Glastonbury, moi, je ne peux plus rien pour vous. Mais je suis sûre que mes Super Lecteurs vont se précipiter pour suggérer d’autres pistes en renfort. La blogosphère, ce monde merveilleux où la solidarité est érigée en valeur absolue!

Alors, heureux?

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“Mais… Concrètement, tu fais QUOI, au boulot???”

18 décembre, 2007

Concrètement ? Une fois que j’ai dit que j’étais stagiaire apprentie journaliste dans une lettre d’information économique, c’est compris dans l’énoncé, non? que je suis exploitée dans la rédac d’un truc que personne ne lit ?
Eh ben non, les gens, il leur faut des détails.
Au début, je me disais : « wah… qu’est-ce qu’ils sont polis… ils vont se coller une demi-heure (minimum) de lamentations du genre ma patronne est une garce psycho(f)rigide, et en plus l’économie ça n’est intéressant que pour les coincés en smoking payés pour débiter des discours lénifiants dans des réunions stériles »
Mais non. En admettant qu’ils commettent l’erreur une 1ère fois par accident, il n’y a rien qui les oblige ni à m’inviter à nouveau ni à me reposer la question une fois qu’ils savent pour quoi ils ont signé.
J’en suis donc arrivée à une conclusion évidente : ça meuble la conversation.

Histoire qu’aujourd’hui, ça occupe le temps qu’il me reste à tirer, journée type :

7h : Il faut au moins la voix d’Idole Absolu pour me tirer d’un sommeil trop court. Sinon très franchement, je ne vois pas ce qui vaudrait la peine de se lever.

Feel Free - Kano & Damon Albarn :

(So the story begins in London Town… J’arriiiiiiiiiiive! XD )

8h30 : je devrais déjà être partie, mais j’ai dû remonter 3 fois mon escalier parce que j’avais oublié mon baladeur qui est à la Lysi ce qu’est le pacemaker au cardiaque, puis parce que j’ai laissé mes clés sur la porte, enfin parce que vu comment c’est parti, je ne tiendrai pas toute la journée en chaussures à talons. Ou comment je pars toujours pleine de bonnes résolutions vestimentaires, et je finis toujours en jean/T-shirt/baskets.

9h15 : J’arrive en retard, éteins mon baladeur, salue l’ensemble de la rédac’, allume mon irréductible PC résistant encore et toujours à l’envahisseur Apple. J’ai essayé un jour de me servir de leurs Macs à la c… ces merveilles technologiques visuellement plus esthétiques et nettement moins bruyants que la vieille bécane qui m’a été attribuée… Il a planté. Je n’ai pas réitéré l’essai. Rendez-vous compte, la souris n’a même pas de molette ! (sacrilège!)

9h20 : Je consulte mes mails. Une demi-douzaine de communiqués de presse de la Région, et avec un peu de chance, les flash info de la CCI avec tout plein d’agendas qui m’occupent une bonne partie de la matinée.

11h : J’ai faim. Impossible de me concentrer. F***!

12h pile-poil : Mon collègue, supporter du barça mais ça arrive à des gens très bien, grand manitou de la cafetière sans lequel vous en serez réduit à vous faire spolier de 30 centimes par la machine à café, est la seule personne au monde qui doit avoir une horloge biologique aussi précise que la mienne. Nous nous levons comme un seul homme pour prendre d’assaut la cantine. Généralement, on peut parier sans trop de risques sur du hoki au menu.

12h15 : Mes collègues observent avec amusement mes curieuses moeurs alimentaires : essuyer scrupuleusement chaque grain de raisin au lieu de le rincer, manger du pain comme du gateau, et ma dernière trouvaille, manger le dessert avant le fromage. De temps en temps, je sors mon Laguiole de ma poche, ça les distrait.

13h : dans le temps, j’allais “au bistrot” avec M. Maintenant, je me passe fort bien des odeurs de clope subies uniquement pour avaler un thé insipide ou un café ignoble, mais en conversant avec ma “demi-soeur” (copyright L’homme qui murmurait à l’oreille des cafetières). Maintenant que ma demi-soeur est partie, je cause avec le Grand Manitou de la cafetière. Qui devine à l’état de mes cernes avec qui j’ai passé la soirée, ce que j’ai bu et à quelle heure je suis rentrée.

13h30 : Saines lectures. Si j’ai de la chance, j’ai kidnappé Libé avant que le Charmeur de cafetières ne l’ait pris en otage.

14h : Je rappelle tous les gens que j’ai déjà appelés dans la matinée, soit parce qu’ils ne me répondaient pas, soit parce que toute la mairie s’est refilé le bébé avant que je ne retombe sur la personne appelée initialement, soit parce que j’ai passé la matinée à écouter les 4 saisons de Vivaldi au téléphone. Règle numéro 1 du journaliste averti : ne jamais croire un attaché de presse qui vous promet de rappeler dans la journée.

14h30 : Il paraît que pour se sentir bien au boulot, il faut recréer l’ambiance de son chez-soi. Suivant ces sages préceptes, sur mon bureau, ben c’est le boxon.

Bureau

15h : La chaleur dégagée par Dragonne qui fulmine est étouffante, je frise l’épilepsie à force de scruter mon ordinateur, et je m’ennuie. Je rôde sur le terrain de foot qui sert uniquement le 1er mai, pour la fête du personnel.

15h10 : Je m’ennuie encore. Pause verre d’eau.

15h20 : Devinez quoi? Je m’ennuie. Pause pipi (parfaitement, l’ennui accélère le transit. Mes pauses verre d’eau pour faire passer le temps aussi.).

16h : Je parcours le quotidien du groupe dont on fait partie (”dont nous sommes l’une des publications, c’est plus élégant”, dixit Dragonne) dans l’espoir de trouver une info à pomper (on appelle ça du “re-writing”, ou comment faire du plagiat un exercice journalistique. Après tout, jouer du pouvoir des mots, c’est notre métier!). Bien sûr qu’on a le droit, zavaient qu’à pas nous racheter.

17h : Liberté, j’écris ton nom. Jusqu’à demain matin…

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30 minutes chrono

20 novembre, 2007

Temps qu’il m’a fallu pour dévaliser la FNAC, juste avant que l’un de mes moniteurs de conduite (l’adepte du “dis-moi comment tu conduis, je te dirai qui tu es”) ne me demande de décaler ma leçon. Ce dernier croyant m’apprendre que je n’ai pas une haute estime de moi-même (sans blague?) et que je suis désordonnée (j’avoue. Mea culpa. Et c’est pour ça que je ne sais pas conduire? La barbe, on est pas sortis de l’auberge!).

Bref. Je vais donc pouvoir raccourcir ma lettre au Père Noël, puisque j’ai investi dans un nouvel appareil photo (mes sempiternels jetables faisant l’objet d’impitoyables moqueries, à la longue). Choisi avec soin sur internet, pour son prix raisonnable pour 8 MPixels, ses couleurs criardes originales, son écran large, son stabilisateur et sa simplicité d’utilisation (on n’est pas tous abilités à comprendre l’intelligence artificielle ;p ). J’ai fini par le choisir Rouge Lèvres-de-Geisha plutôt que Bleu Nuit-de-Chine, Orange Citrouille ou Vert Wasabi.

Mon appareil photo rouge lèvres-de-geisha ^^

Il est beau, hein? C’est mon cadeau de faux anniversaire! ^^ Je l’ai religieusement mis à charger, dans l’espoir de l’utiliser pour mon vrai anniversaire ou n’importe quelle occasion. Son vrai nom, c’est Fuji Finepix Z10, mais avec une couleur pareille, cet appareil ne peut être qu’une fille, alors nous l’appellerons Suzumi v_v

Puis j’ai investi dans les D-sides de Gorillaz dans les bacs depuis… hier. Oui, je sais. Je viens tout juste de me renflouer et l’argent part directement de ma poche à celle d’Idole Absolu.

D-sides

J’aurais tout aussi bien pu attendre un peu que le prix baisse, seulement voilà, je n’aurais pas découvert Stop the dams, dont la magnificence toute damoniaque m’a apporté un réconfort bienvenu après une journée ennuyeuse au possible, et une nouvelle version de Hong-Kong, enchanteresse cela va de soi. Vous pouvez les écouter ici.

Hong Kong - Gorillaz :

Mais si vous n’êtes pas intimement persuadé que Murdoc is God (sans quoi vous seriez déjà ami avec lui sur Facebook), vous pouvez très bien vous passer d’un double CD avec d’énièmes remix de Dare et Kids with guns.

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Va chercher bonheur chez ton marchand de journaux

12 novembre, 2007

Ce matin, j’ai reçu une alerte Google avec un lien m’annonçant la sortie d’un hors-série des Inrocks le 12 novembre, qui fait du neuf avec ses vieilles interviews et donne la réponse à une question cruciale : mais pourquoi diantre Damon Albarn aime jouer les idiots ivrognes? (ben, parce qu’il aime se bourrer la gueule, té!)
Tout excitée je suis. Quelle Lysi peut résister à n’importe quel article sur Idole Absolu une occasion inespérée de travailler sa méthode des interviews? Oh, quelle coïncidence purement fortuite! Nous sommes le 12!
Pause de 12h, après m’être sustentée suffisamment pour ne pas défaillir dans mon périlleux trajet d’au moins 500 mètres, j’assiège la modeste librairie du coin et prends sauvagement d’assaut le seul exemplaire du Graal. Le retour le long de la rue qui porte le nom de mon employeur me laisse le temps de sentir que le kilo d’interviews promis pèse bien au bout de mon bras.
Mais très franchement, j’en ai eu pour mon argent. J’ai eu la preuve que je connaissais mon Damon - et surtout le bonheur d’être beurré comme un toast - sur le bout des doigts. Et Radiohead, c’est vrai que c’est déjà pas mal. Mais franchement, les Inrocks annonceraient la présence d’une interview de Jarvis Cocker , Beck, Gorillaz et Arcade Fire dans le lot, ils en vendraient deux fois plus! Sans parler, en dehors de tous ces grands pontes du rock tels que David Bowie et Angus Young, de Matt Groening, Gus Van Sant, Marjane Satrapi, Woody Allen, Almodovar… Le tout accompagné de très belles photos.
Ah j’vous jure, que deviendrait la presse sans moi? Je devrais percevoir le salaire du big boss de LVMH!