
Et si j’arrêtais mes études, tu m’aimerais toujours ?
4 avril, 2008Avant hier, il y avait une nénette dans le RER absolument exaspérante avec son téléphone portable, qui potinait allégrement. “Non, mais Célia n’y était pour rien… S’il faut en avoir après quelqu’un, c’est à Charline… Oui, mais j’en ai parlé à Gaëtane, qui m’a dit qu’elle lui avait raconté que j’avais pleuré à cause de Tristan… Non mais déjà, c’est impossible puisque je n’ai jamais pleuré pour ce mec, et en plus je ne l’ai jamais dit à personne. (donc elle a bien pleuré !!! ah ah !!!) Je te jure, on se serait cru dans la cour de récré, quand tu te dispute avec ta meilleure amie et qu’elle te regarde pleurer en rigolant avec ses potes !”
Pour un peu, je l’aurais presque enviée, avec ses problèmes de sitcom. Elle au moins ne se prenait pas la tête avec des cours, des dossiers et des exams.
La dernière de l’IEP, c’est d’augmenter les droits d’inscription pour financer une réforme qu’on n’a jamais voulue. 4 ans après mon bac et toujours sans diplôme professionnellement valorisable, ces gens-là se sucrent sur mon dos et je ne suis même pas sûre d’avoir en retour la formation que j’attendais. Si je ne suis pas admise en journalisme, c’est simple, je leur colle un procès. Pour espoirs déçus.
Je sature sous les formalités, les choses sérieuses se précipitent pour l’Allemagne, et honnêtement, j’en suis à me demander si je ne vais pas tout plaquer pour élever des chèvres en Haute-Savoie.
Ou devenir écrivaine, comme quand je tapais sur ma machine à écrire mécanique des suites au Club des cinq.
Somme toute, je n’aurais pas de revenus non plus, mais au moins je saurais où cela me mène.
Des fois, j’aime bien me dire que ce doit être mes hormones qui me travaillent. Elle a bon dos, la condition féminine.
Playlist sédative :
Crawling with idiot - Elbow :
Fix you - Coldplay :
The last high - Dandy Warhols :
Stop the dams - Gorillaz :
You love me - Devotchka :
Novocaine for the soul - Eels :





Marc (le pauvre) témoignera, et R2D2 (qui a inauguré le broyage de bras à Notting Hill) confirmera. Si un de mes idoles, voire 2 (!!!) sont dans les parages, je peux être dangereuse. Bien que je suis rassurée : il y a plus bruyant que moi dans le genre fan hystérique. Quoique mon couinement lorsque Marc m’a signalé qu’accessoirement, mon Guitar hero était passé juste devant moi pour s’asseoir 2 places plus loin et que je ne l’avais même pas remarqué, était d’une intensité sonore louable. Mais comme je suis sage -et idiote- je me suis contentée de défaillir à distance respectueuse.
Une fois qu’on s’est remis de la présence de Paul S’aille-Meaux-Nonne (je le prononce mieux, là?) et d’Idole Absolu, on n’a plus qu’à se caler dans son fauteuil pour en prendre plein les yeux… et les oreilles. Les animations sont effectivement une réussite, avec beaucoup d’humour comme on était habitué à en trouver dans les clips et DVDs de Gorillaz. La performance des artistes est phénoménale à plusieurs niveaux : la débauche d’énergie des acrobates et acteurs sur scène est énorme, certains costumes doivent être assez lourds à porter, et je me demande bien comment il est humainement possible de se mettre dans des positions pareilles, et ensuite comment on peut y rester aussi longtemps. 