Articles reli´s: «:Joe Strummer»

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Magic Jamie

18 octobre, 2007

Fais risette ma grande, oublie que t’es fauchée et cause musique et magazines comme si ce n’était pas les causes majeures du trou béant dans tes finances.

Donc, Magic (7 € par mois) a publié ce mois-ci un très bel article sur Jamie Hewlett.

Jamie Hewlett qui nourrit des cerfs. Ne me remerciez pas, c’est tout naturel.

Croyez-en une experte, cet article est beau et bon. On y apprend des choses tout à fait captivantes (si) :

Jamie était pote avec Graham Coxon. o_O L’histoire ne dit pas s’il l’est encore.

Quand Jamie a rencontré Damon pour la 1ère fois, il a pensé (et il le pense encore, de toute évidence ^^’) que c’était un glandeur. Si l’on en croit mes restes d’anglais (le dico de la rédac est coincé de la tranche et ignore délibérément l’argot), glandeur se traduit par wanker. Soit très précisément ce qu’a pensé Alex James… Lorsque Graham Coxon l’a présenté à Damon.

(Hein qu’ils sont contents de l’avoir dans la tête jusqu’au jugement dernier? Dis merci à la dame! ^^)

ET SURTOUT : Jamie a bien l’intention de continuer à travailler avec Damon. Vivant dans l’angoisse permanente qu’Idole Absolu prenne sa retraite (rendez-vous compte, dans quoi pourrais-je bien claquer tout le fric que je n’ai pas???), j’éprouve un soulagement infini.

Dans la série “je m’endormirai moins bête ce soir”, il y a sans doute plus de gens que je ne le pensais qui ont les moyens de porter du Zadig & Voltaire. On doit être 2 bloggeurs dans ce pays à aimer la dernière campagne de pub de Ouï FM.
Il faut dire qu’ils m’ont prise par les sentiments : the Clash, the Ramones, Elvis Costello, Kaiser Chiefs…

The Clash - Campagne Ouï FM

Quelqu’un de bien informé a dû leur transmettre le top 10 de mon Panthéon musical. La seule chose qui m’interpelle, c’est pourquoi lancer une campagne d’affichage, dans les magazines musicaux passe encore, ils sont également publiés en Région Parisienne, mais dans les 20 minutes de province? Je sais bien qu’on peut les écouter sur internet, mais ça reste d’une logique qui me dépasse : pour promouvoir l’écoute en ligne, on ne fait pas des campagnes dans la presse écrite
Soit Ouï FM compte ouvrir une antenne à Toulouse, et ça, c’est une vraie bonne nouvelle quand on sait que ces gens-là diffusent des lives de GBQ…
Soit leur agence de communication a du goût, mais pas des masses de jugeotte.
Moi, pour ce que j’en dis… J’ai soigneusement décroché les pages de pub de mon Technikart (4,50 €). Ca fait très bien sur les murs de ma chambre.

Elvis Costello - Campagne Ouï FM

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De l’incompatibilité du journalisme avec la politesse

11 septembre, 2007

Quand j’étais petite fille, on m’a appris qu’on ne disait pas “je veux”, mais “je voudrais”. Comme je suis -globalement- bien élevée, j’use du conditionnel comme Michel Drucker des superlatifs. Particulièrement au boulot. Dès l’instant où je passe la porte du bureau, je suis une petite fille modèle. Extinction symbolique du baladeur plein à craquer de chansons punks clamant que le monde du travail, c’est se faire exploiter jusqu’à la moëlle dès l’instant où tu y fous les pieds.

The Clash - Career Opportunities :

They offered me the office, offered me the shop
They said I better take anything they got
Do you wanna make tea at the BBC?
Do you wanna be, do really wanna be a cop?

Career opportunities are the ones that never knock
Every job they offer you is to keep out the dock
Career opportunities, the ones that never knock

I hate the army and I hate the RAF
I don’t wanna go fighting in the tropical heat
I hate the civil service rules
And I won’t open letter bombs for you

Career opportunities are the ones that never knock
Every job they offer you is to keep out the dock
Career opportunities, the ones that never knock

Bus driver!
Ambulance man!
Ticket inspector!

They’re gonna have to introduce conscription
They’re gonna have to take away my prescription
If they wanna get me making toys
If they wanna get me, well I got not choice

Career opportunities are the ones that never knock
Every job they offer you is to keep out the dock
Career opportunities, the ones that never knock

Careers
Careers
Careers
Ain’t a never gonna knock

Ce matin au téléphone, je quémandais un entretien avec le Docteur X. Avec le maximum d’égards possible envers sa secrétaire. Erreur fatale.

_ Quand tu demandes un rendez-vous, ne dis pas “est-ce qu’il serait possible de”, sinon tu admets la possibilité d’un refus! m’a reprise la dragonne patronne comme si j’avais commis la bourde du siècle.

Je peux comprendre. Mais je me vois mal dire à la secrétaire comme si elle était la dernière des sous-fifres “j’exige un rendez-vous avec un cardiologue reconnu parce que ces gens-là n’ont rien de mieux à foutre!”…

J’ai aussi eu droit à ça :
_ Tu as une écriture de cochon. On a déjà du te faire la remarque, non?
Franchement? Pas depuis le primaire. Je ne suis pas calligraphe, mais je suis lisible, et à l’ère de l’informatique, je ne vois pas bien ce que ça peut leur foutre. J’ai répondu aussi courtoisement que possible, mais il semblerait que ce soit sensible que je suis “susceptible à ce sujet”. Comment dire? Les heures passées à faire des lignes au fond de la classe ne sont pas mes meilleurs souvenirs. Je ne tiens toujours pas mon stylo correctement. Et le premier auquel il viendrait l’idée de me corriger aujourd’hui pourrait essayer longtemps.

Je déplore autant que vous que ce blog sente le vinaigre à force de jérémiades sur mon boulot. Je vais essayer à l’avenir de parler d’autres choses, pas uniquement pour ne pas vous lasser, mais aussi parce qu’il faudrait que je pense à autre chose. Les reproches incessants sur les détails les plus insignifiants, au moindre mot que j’emploie et pas forcément au sujet de mon travail, prononcés sur un ton cassant, ou plein d’ironie moqueuse, m’exaspèrent, et il fallait que j’en parle. Je ne sais plus si c’est ce que je fais qui me déplaît, ou l’ambiance.

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Je suis pourtant pleine de bonne volonté. Je m’efforce d’expliquer mon point de vue sans m’écraser complètement, et sans non plus céder à l’envie de balancer mes 4 vérités. Un jour, je suis entrée dans une colère noire contre un prof qui avait encouragé toute la classe, dont les 3/4 n’avaient pas fait le devoir en question, à critiquer mon travail qu’il avait demandé à ce que j’expose, et avait lui-même démonté en refusant d’en discuter. Ce que j’avais fait était faux, parce que j’étais l’élève et lui le professeur. Il n’y avait pas à argumenter. J’ai réagi avec virulence, voire insolence, au point que mes amis m’ont dit ne m’avoir jamais vu dans cet état. Il m’a saquée toute l’année.

Je prends donc mon mal en patience chaque fois qu’une bouffée de colère m’envahit (et c’est souvent).
Mais c’est de plus en plus difficile, parce que je pense en permanence qu’il me reste 4 mois à tenir…
Pour une fois, je n’aurais rien contre un conseil. Jusqu’à présent, je pensais qu’on pouvait se distancer de sa vie professionnelle. Une fois qu’on est rentré chez soi, on n’a plus à se prendre la tête avec le boulot… Plus facile à dire qu’à faire.

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Julien Temple dépimente votre vie

16 août, 2007

Regarder un film de Julien Temple vous donne immédiatement l’impression que votre vie est d’une platitude navrante.

C’est plein de gens qui brûlent la vie par les deux bouts, ont la classe des vrais rebelles et l’air de ne même pas faire exprès.
Prenez Joe Strummer, héros de The Future is unwritten (dont Julien Temple dit, dans une très bonne interview, qu’il voulait que quelqu’un qui n’aie jamais entendu parler des Clash sache comment ça s’est passé. Et c’est réussi. Cela dépasse peut-être même les Clash, voire la musique. C’est une plongée dans l’état d’esprit des 30 dernières années si mouvementées du XXème siècle.) et apparition remarquable dans Glastonbury (7 salles en France diffusent TFIU, 2 seulement Glastonbury. Dont une dans MA ville. Où il y a tout ce qu’il faut, sauf Idole Absolu, mais je ne désespère pas.)
Ou Michael Eavis, le fermier qui a organisé le festival de Glastonbury sur ses champs. J’ai passé tout le film à me demander à qui il me faisait penser. Et ce matin, en voyant le chauve barbu qui prend le même TER que moi, ça m’est revenu.

EavisLocke

Vous sortez du cinéma, ce sont vos héros, des visionnaires, des humanistes. Mais Julien Temple a pris soin de vous les présenter avec suffisamment de faiblesses pour qu’ils restent des humains et que votre admiration ne soit pas ternie par un désagréable sentiment d’avoir adopté un point de vue comme une marque de lessive. *
Vous me direz, ceux-là sont célèbres… Mais Julien Temple sait rendre n’importe quel pékin venu se défoncer oreilles et foie à Glastonbury charismatique.
Plusieurs solutions.
Soit vous choisissez de passer à côté d’un cinéaste de génie, pour vous contenter de votre vie telle qu’elle est.
Soit vous prenez le risque, vous trouvez votre vie piteuse, et vous déprimez.
Soit vous vous promettez d’oublier vos complexes, vos peurs et votre éducation, et de vivre, enfin. Merci qui? Merci Julien!

* Moi aussi, je sais faire. Alors je vais ajouter un bémol à mon éloge dithyrambique à Monsieur Julien. Je n’ai rien compris (si tant est qu’il y avait quelque chose à comprendre, le chaos total de ce film semblant être voulu) à “The Great Rock’n'roll Swindle”. Tout ce que j’ai tiré du film, c’est le sentiment plus vif que jamais que ma fascination pour les Sex Pistols était terriblement en contradiction avec mon éducation et style de vie, à l’exception de mon goût prononcé pour le bruit. Mais à sa décharge, “La grande arnaque du rock’n'roll” (littéralement) était son premier long métrage. Je meurs d’envie de donner une seconde chance à l’association Temple/Sex Pistols avec The Filth & the Fury (traduit “l’obscénité et la fureur”, ça fait tout de suite moins rock’n'roll, pas vrai?)