Articles reli´s: «:Paul Weller»

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J’aime faire la vaisselle.

19 février, 2008

Moi je fais la vaisselle – Chanson plus bifluorée :

Quand j’étais encore une sciencepoteuse sédentaire, la perspective de faire la vaisselle était déjà une perspective plus réjouissante que mes devoirs de droit, et une activité moins culpabilisante qu’une partie de Sims.
Ici, faire la vaisselle, c’est le pied.
C’est utile, peu fatigant, sans responsabilité plus lourde que casser une tasse (et la multitude de plats que j’ai cassés n’est jamais revenue me hanter. Ou alors ils attendent de se réincarner, et alors je vais passer un sale quart d’heure…) et je peux rêvasser à loisir en écoutant de la musique.
Parce que vous pouvez essayer dans n’importe quelle maison y compris la vôtre, et même (surtout) si votre génitrice est dans les parages. Si quelqu’un vous voit en train de faire la vaisselle, il ne viendra pas vous demander d’éteindre votre baladeur, ni vous déranger de façon quelconque, de peur de vous interrompre (c’est trop beau, quelqu’un qui se propose SPONTANEMENT de faire la vaisselle).
Si vous avez de la chance, peut-être même qu’on ne vous proposera pas d’essuyer les verres pour filer un coup de main.
Je peux vous l’avouer : quand je fais la vaisselle, c’est Lysi assure le show. Au début, j’étais un peu gênée parce qu’il n’y a pas de rideaux dans la cuisine et que tout le voisinage me voit chanter à tue-tête, danser avec une casserole et faire tournoyer le torchon. Et puis finalement, je me suis lachée. La vaisselle est une activité qui exonère de tout complexe.
Un moment de paix absolue.

Playlist pour faire la vaisselle :

Do you want to ? – Franz Ferdinand : (oh when I woke up tonight I said Iiiiiiiii gonna make somebody love me and now I know that it’s youuuuuu… Oh lucky lucky you’re so lucky !!!)

Spectacular – Graham Coxon : (youuuuu are something quite spectacular !)

First to last – Radar : (laaaaaaaa lalalala)

E-pro – Beck : (na na nanananana)

We used to be friends – Dandy Warhols : (a long time ago, we used to be friends…)

I used to dance with my Daddy – Datarock : (I used to dance with my Daddy yeah!!!)

Wrap it up – Whitey : (You may well ask and you may not like the truth)

A town called malice – The Jam : (papapapapalapa, papapalapa, wooooow…)

My generation – The Who : (talking ’bout my ge-ge-geeeneration)

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7 fois à terre, 8 fois debout (proverbe japonais)

10 septembre, 2007

Je suis sortie de la rédac’ comme une voleuse aujourd’hui, rien que pour arriver à l’heure au bureau de la mobilité et ne pas ajouter les frais de la poste aux 52€ que j’ai déboursés pour faire imprimer et relier mon 1er rapport de stage.
Quand cette #!§¤$£ m’a demandé pourquoi j’ai fait un rapport pour un mois de stage, j’ai failli avaler mes dents.

- Mais… Vous m’aviez dit d’en faire 2!!!
- Moi, certainement pas. Ma collègue, peut-être. Moi, je considère que vos deux stages comptent pour un semestre, vous faites un rapport pour les deux à la fois.

L’administration à l’IEP n’en finit pas de me surprendre, on m’avait pas prévenue qu’ils avaient le sens de l’humour. En même temps, 70 pages pour un mois, j’avais trouvé ça inhumain. J’en ai bavé, mais je les ai faites. Alors j’ai essayé de sauver l’oeuvre de ma vie :

- C’est pas grave, hein, on va me noter les deux?
- Ah mais non… Moi je m’en fiche, mais en un mois de stage, vous n’avez rien à raconter… Vous risquez d’être pénalisée…

T’as idée, *censuré*, de ce qu’il a fallu que je lise pour pondre une analyse fouillée de la PQR? Inintéressant, mon rapport de 70 p… de pages??? J’ai hurlé :

- Pénalisée??? ALORS QUE J’AI BOSSE PLUS QU’IL LE FALLAIT???
- Ben si vous voulez, on peut le mettre en annexe…

J’ai failli lui répondre de se le mettre autre part, mais je me suis abstenue. Je me suis mordue jusqu’au sang pour ne pas pleurer en pleine rue. Arrivée chez moi, j’ai sangloté un mois de fatigue, de stress et de privations. J’ai fait le deuil de mon temps et de mon argent gâchés, de toutes les sorties que je n’ai pas faites pour rendre à temps un rapport qui n’était attendu que dans 4 mois.
Je suis furieuse.

Clic Clic Boum – Saliva :

Au boulot, c’est pas la joie non plus. Supplément coupe du monde de rugby oblige (c’est définitivement pas mon truc), l’édition du Tarn n’a pas été imprimée aujourd’hui. J’avais fini par m’y attacher, moi! Mais ça y est, j’ai fini par avoir des sujets, dont une interview d’un cancérologue prestigieux qui a un homonyme acteur porno (Google, ça vous démystifierait le bon Dieu en personne), et un article sur les semences pour l’agro-alimentaire, pas très palpitant dit comme ça, mais replacé dans le contexte de la polémique OGM et de la concurrence des Etats-Unis, ça peut être un exercice périlleux, j’adore.
Pourtant, il ne faut pas se leurrer, je m’ennuie royalement et je déteste mes sourires hypocrites. Je ne ferais pas ça toute ma vie.

Heureusement, il y a mon Elondorado. Je survis d’en l’espoir d’aller bosser à Londres quelques temps avant de partir en Allemagne, histoire de dévaliser Carnaby Street rendre plus crédible mon désastreux accent anglais. Et pour une fois, ma Génitrice m’encourage dans un de mes projets farfelus choqu%e9-9745.gif.
Reste à financer le prohibitif logement londonien… J’ai bien sûr pensé à un poste comme jeune fille au pair, mais mon frère ayant 16 ans, mon expérience momesque commence à dater (ce à quoi ma mère m’a dit “Je sais pas ce qu’ils en font, les Anglais, de leurs vieux, mais rien ne t’interdit d’essayer d’en garder!” … M’man.), ou alors comme vendeuse chez Starbucks Hi hi!
Mais si vous avez des tuyaux plus pertinents à me passer, je suis preneuse!

Carnaby Street – The Jam :

PS : Et en plus, j’ai fini mes After eight. C’est vraiment pas mon jour… *soupir*
Bah, ça ira mieux demain.

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TGTB&TQ vs. Paul Weller & Graham Coxon

18 août, 2007

Attention, choc de titans. Sur le ring mesdames et messieurs, deux nouvelles formations de Damon Albarn et Graham Coxon, ex-Blur (j’espère ne pas avoir à utiliser l’expression bien longtemps msn_doigts.gif). Et pour pimenter le duel, ils ont sû particulièrement bien s’entourer…

The Good, the Bad & the Queen

. Des légendes, rien de moins, c’est ce que Damon Albarn, après s’être investi dans Gorillaz, a réuni pour un album au titre inspiré du western culte Le Bon, la Brute et le Truand. Paul Simonon, charismatique bassiste des Clash, qui n’a rien perdu de sa fougue des années punk. Tony Allen, batteur mythique du groupe phare de l’afrobeat, Fela Kuti. Et Simon Tong n’est pas un débutant non plus, puisqu’il a joué au sein de The Verve.

. La musique a ce je-ne-sais-quoi caractéristique de la musique de Damon, qui fait qu’on peut acheter chacune de ses productions les yeux fermés, et pourtant, vous n’avez rien entendu de pareil. Personnellement, je préfère GBQ à Gorillaz… La présence plus marquée de la voix envoûtante de Damon y étant sans doute pour quelque chose.

Surtout, ne cherchez pas à savoir qui est le bon, la brute et la reine. En revanche, il y a du Morricone dans les morceaux instrumentaux :

Back in the day :

. Et en live? Je les ai vus deux fois, j’ai regardé toutes les vidéos possibles et imaginables… Et je ne m’en lasse pas. Si vous avez la chance d’entendre jouer l’orchestre de Tony Allen en première partie, c’est du soleil changé en musique. La toile de fond, peinte par Paul Simonon, les éclairages, les couvre-chefs de l’ensemble des musiciens, la gestuelle de Paul Simonon, absolument fascinant… Tout contribue à créer une ambiance indescriptible, faite de classe et de mystère. Ne me parlez pas de conflits d’ego. Il règne entre eux une complicité évidente.
Le moment de grâce de chaque live, à mon goût… Le féérique Behind the sun :

Graham Coxon & Paul Weller

. Il ne s’embête pas, le père Graham… Paul Weller, de The Jam, rien que ça! Alors bien sûr, ils ne sont que deux… Mais ils valent leur pesant de cacahuètes, non?

. This old town sonne typiquement Coxon.

Mais c’est avec Black River que le duo atteint des sommets musicaux…
Fermez les yeux, vous êtes sur le dos d’un oiseau immense qui survole des paysages magnifiques. C’est un petit bout de printemps, c’est aussi bon que du Costello.

. En live? Malheureusement, je n’ai jamais vu les deux compères en concert. Il y a comme un goût d’improvisation à ce duo. Comme s’ils s’étaient dit “tiens, et si on bossait ensemble? On improvisera après!”. Et c’est peut-être ce qui fait le charme de la paire. Mais les 3 titres qu’ils nous proposent sont si brillants qu’il serait vraiment, vraiment dommage de ne pas envisager un album et une tournée, au moins. A condition, bien entendu, que cela ne retarde pas le retour de Blur… (du côté de Damon, je ne m’inquiète pas, ce mec est un hyperactif!)

VERDICT?

L’entreprise Weller/Coxon est un peu trop inachevée pour faire le poids face à Damon, définitivement mon Idole Absolu, et Môssieur Simonon, dont je suis littéralement folle. Avantage GBQ. Reste que Black River est un petit bijou qui a rejoint les indispensables de mon MP3.
Et vous, qui a vos faveurs?

PS : et pendant ce temps-là… Dave Rowntree s’est lancé dans la politique. Mais on ne se débarrasse pas comme ça de ses antécédents de batteur…

Alex James, grand amateur de fromage devant l’éternel, a tout naturellement acheté une ferme, a toujours un brushing de folie et a écrit une autobiographie qui prouve qu’il n’a rien perdu de son sens de l’humour.