Articles reli´s: «:Pulp»

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Va chercher bonheur chez ton marchand de journaux

12 novembre, 2007

Ce matin, j’ai reçu une alerte Google avec un lien m’annonçant la sortie d’un hors-série des Inrocks le 12 novembre, qui fait du neuf avec ses vieilles interviews et donne la réponse à une question cruciale : mais pourquoi diantre Damon Albarn aime jouer les idiots ivrognes? (ben, parce qu’il aime se bourrer la gueule, té!)
Tout excitée je suis. Quelle Lysi peut résister à n’importe quel article sur Idole Absolu une occasion inespérée de travailler sa méthode des interviews? Oh, quelle coïncidence purement fortuite! Nous sommes le 12!
Pause de 12h, après m’être sustentée suffisamment pour ne pas défaillir dans mon périlleux trajet d’au moins 500 mètres, j’assiège la modeste librairie du coin et prends sauvagement d’assaut le seul exemplaire du Graal. Le retour le long de la rue qui porte le nom de mon employeur me laisse le temps de sentir que le kilo d’interviews promis pèse bien au bout de mon bras.
Mais très franchement, j’en ai eu pour mon argent. J’ai eu la preuve que je connaissais mon Damon - et surtout le bonheur d’être beurré comme un toast - sur le bout des doigts. Et Radiohead, c’est vrai que c’est déjà pas mal. Mais franchement, les Inrocks annonceraient la présence d’une interview de Jarvis Cocker , Beck, Gorillaz et Arcade Fire dans le lot, ils en vendraient deux fois plus! Sans parler, en dehors de tous ces grands pontes du rock tels que David Bowie et Angus Young, de Matt Groening, Gus Van Sant, Marjane Satrapi, Woody Allen, Almodovar… Le tout accompagné de très belles photos.
Ah j’vous jure, que deviendrait la presse sans moi? Je devrais percevoir le salaire du big boss de LVMH!

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Entendez-vous l’appel du CD sauvage?

9 octobre, 2007

Hier soir, j’ai eu une soirée terriblement culpabilisante :
J’ai toujours des tas de choses d’une importance capitale à faire que je sacrifie allégrement à une heure de cours de taï-chi (essai peu concluant. La seule chose sur laquelle j’arrivais à me concentrer, c’est sur l’odeur de pieds qui régnait dans la salle.). sous prétexte que je fais un boulot ch… peu distrayant et que je suis trop énervée en rentrant pour en rajouter encore en conduisant.

Partie pour acheter des DVD, je suis revenue avec 3 CD (techniquement, 6, en fait).

En même temps, comment voulez-vous résister :
- à un CD de Pulp conçu comme une pochette surprise, avec la voix de Grand Manitou de Jaaarviiis en cadeau Bonux (et la version live de Common People à Glastonbury, ou le prêche ultime de mon nouveau gourou)

Different class

- à ce CD d’Arcade Fire que j’ai acheté en l’ayant à peine écouté, juste parce que cette plume est une illustration magnifique de l’acte d’écrire et… OK, juste parce que la pochette était somptueuse.

Funeral

- à un coffret de 3 CD de The Buzzcocks pour la modique somme de 9 €!!! (rendez vous compte!!!)

Là si j’étais pas au boulot, je vous gratifierais volontiers d’une illustration audio (du genre “Ever fallen in love”). Manque de bol, j’ai encore 2 mois et 11 jours à tirer ici (eeeeeeeeurg).
Donc vous vous contenterez d’apprendre que Compagnon des jours sans fin a été solennellement baptisé Günther. Dites bonjour à Günther.

Günther

Edit : En fin de compte, le simple fait que ce chat s’appelle Günther me perturbe à un point que vous n’imaginez pas. Il s’appellera donc Ivan. Comme le Terrible. Moins flippant que Günther. Vous n’avez pas idée de la rébellion mentale que je viens d’accomplir.

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Initiale J.C.

27 août, 2007

Non, pas Jésus Christ.
Non, pas Joe Cocker non plus.
Mais vous chauffez.
C’est, c’est…Jarvis Cocker.
VOUS NE CONNAISSEZ PAS JARVIS COCKER???
Honte sur vous et vos descendants!
Déjà, nul n’est censé ignorer Pulp.
Et en plus, si vous vous étiez jetés comme un seul homme sur la première opportunité de voir Glastonbury, ce qui était le but de mon billet, vous n’auriez pas pu ignorer bien longtemps qui était Jarvis Cocker. Sans doute l’une des prestations les plus mémorables sur scène qu’il m’ait été donné de voir dans ce film.

Et depuis, j’écoute Common people en boucle. Je sais. Il faut que j’arrête avant que la britpop n’aie raison des derniers lambeaux de jugeotte qu’il me reste.

She came from Greece she had a thirst for knowledge
She studied sculpture at Saint Martin’s College, that’s where I caught her eye.
She told me that her Dad was loaded
I said in that case I’ll have a rum and coke-cola.
She said fine and in thirty seconds time she said, I want to live like common people
I want to do whatever common people do,
I want to sleep with common people
I want to sleep with common people like you.
Well what else could I do - I said I’ll see what I can do.

I took her to a supermarket
I don’t know why but I had to start it somewhere, so it started there.
I said pretend you’ve got no money, she just laughed and said oh you’re so funny.
I said yeah? Well I can’t see anyone else smiling in here.
Are you sure you want to live like common people
You want to see whatever common people see
You want to sleep with common people,
you want to sleep with common people like me.
But she didn’t understand, she just smiled and held my hand

Rent a flat above a shop, cut your hair and get a job.
Smoke some fags and play some pool, pretend you never went to school.
But still you’ll never get it right
‘cos when you’re laid in bed at night, watching roaches climb the wall
If you call your Dad he could stop it all.
You’ll never live like common people
You’ll never do what common people do
You’ll never fail like common people
You’ll never watch your life slide out of view, and dance and drink and screw
Because there’s nothing else to do.

Sing along with the common people, sing along and it might just get you thru’
Laugh along with the common people
Laugh along even though they’re laughing at you and the stupid things that you do.
Because you think that poor is cool.

Ca aurait pu s’arrêter là. Mais j’ai découvert que Jarvis Cocker avait une vie en dehors de Pulp. Dont une chanson que j’appréciais énormément sans même savoir qu’il en était l’auteur…

Oui oui, vous avez bien reconnu, il s’agit bien d’une scène du film Harry Potter et la Coupe de feu… Où Jarvis Cocker et ses accolytes (dont deux, je crois qu’il faut le signaler, sont d’éminents membres de Radiohead) incarnent les Weird Sisters! Et Do the hypogriff, rien à faire, ça dépote.

Et que dire de Magic works… Sinon qu’elle réveille le souvenir mouillé de larmes de nos premiers slows…

Alors je me suis jetée avec avidité sur son album solo.
Et vous savez quoi? C’est -à mon humble avis- bien meilleur que Pulp. Absolument jouissif. Ca commence dès que vous ouvrez le boîtier, avec des recommandations sur le meilleur usage à tirer du CD, qui m’a faite sourire 5 minutes, et vous me connaissez, c’est le genre de détails qui fait toute la différence. Et ça continue avec des clips qui ne déméritent pas, tant qu’à faire.

Don’t let him waste your time (écrite à l’origine pour Nancy Sinatra dont je vous ai déjà parlé, ah, que le monde de la musique est petit!)

Running the world

Concluons sur une touche chauvine… Mais je ne vous ferai pas l’insulte de vous présenter cette reprise, que dis-je? Cet hommage, magnifié par le souffle de Jarvis entre les mots…

C’est officiel, messieurs-dames, j’annonce solennellement en votre estimée présence l’entrée de Jarvis parmi les sommités de mon panthéon musical!