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Métal hurlant

28 janvier, 2008

Je suis sûre que vous brûlez tous d’envie de savoir ce que j’écoutais dans mes jeunes années. D’ailleurs c’est bien simple, depuis le temps qu’il n’y a pas eu un billet musical ici, vous accepteriez n’importe quoi pourvu que j’arrête de gagatiser “les bébés c’est trop chou, Londres c’est Disneyland, j’écoute de la soupe et mon Canarovore me manque”.

Letters to you – Finch :

Dans mes années lycée, donc, je me délectais de néo-métal. Enfin, je crois. Je n’ai jamais sû distinguer les fines nuances entre genres musicaux. Pour mes parents en tout cas, c’était très clair : des types qui hurlaient, beaucoup de batterie, et des pochettes rarement colorées avec des illustrations morbides et/ou peu ragoûtantes. Et encore, heureusement qu’ils ne comprenaient pas les paroles.

Click click boom – Saliva :

Driven under – Seether :

Ca, c’était avant qu’ils ne découvrent les goûts de mon frère, mes chansons préférées étant de véritables berceuses par comparaison. Heureusement, entretemps, je me suis mise à la britpop (enfin, je crois). Les murs de la maison n’auraient pas résisté à un affrontement Drowning Pool vs. Rammstein.

Bodies – Drowning Pool :

Sinner – Drowning Pool :

La bande originale de Daredevil est pour beaucoup dans la composition de ma CDéthèque. Ne faites pas cette moue réprobatrice ! Je vous ai déjà dit que Ben Affleck me chamboulait les hormones !

Simple Lies – Endo :

Bring me to life – Evanescence :

Puis mon frère a acheté Need for speed Underground. Jeu vidéo qui a influencé ma façon de conduire (comment ça, dans la vie on prend pas la route en sens inverse en défonçant les panneaux ? Et d’abord, où est la nitro sur cette Peugeot pourrave ?) et m’a permis de découvrir Lostprophets. Start Something a été un des albums que j’ai le plus écouté en 3 ans.

Burn burn – Lostprophets :

Last Summer – Lostprophets :

Je sais ce que vous vous demandez. Avais-je le look ? Pas plus que je n’ai le look de la musique punk que j’écoute maintenant. Les piercings m’ont toujours faite frémir, les dreadlocks ça fait crade, et les cheveux longs pour les garçons, c’est pas ma came. Tout au plus avais-je un peu trop d’eye-liner.

Youth of the nation – P.O.D. :

Alive – P.O.D. :

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7 fois à terre, 8 fois debout (proverbe japonais)

10 septembre, 2007

Je suis sortie de la rédac’ comme une voleuse aujourd’hui, rien que pour arriver à l’heure au bureau de la mobilité et ne pas ajouter les frais de la poste aux 52€ que j’ai déboursés pour faire imprimer et relier mon 1er rapport de stage.
Quand cette #!§¤$£ m’a demandé pourquoi j’ai fait un rapport pour un mois de stage, j’ai failli avaler mes dents.

- Mais… Vous m’aviez dit d’en faire 2!!!
- Moi, certainement pas. Ma collègue, peut-être. Moi, je considère que vos deux stages comptent pour un semestre, vous faites un rapport pour les deux à la fois.

L’administration à l’IEP n’en finit pas de me surprendre, on m’avait pas prévenue qu’ils avaient le sens de l’humour. En même temps, 70 pages pour un mois, j’avais trouvé ça inhumain. J’en ai bavé, mais je les ai faites. Alors j’ai essayé de sauver l’oeuvre de ma vie :

- C’est pas grave, hein, on va me noter les deux?
- Ah mais non… Moi je m’en fiche, mais en un mois de stage, vous n’avez rien à raconter… Vous risquez d’être pénalisée…

T’as idée, *censuré*, de ce qu’il a fallu que je lise pour pondre une analyse fouillée de la PQR? Inintéressant, mon rapport de 70 p… de pages??? J’ai hurlé :

- Pénalisée??? ALORS QUE J’AI BOSSE PLUS QU’IL LE FALLAIT???
- Ben si vous voulez, on peut le mettre en annexe…

J’ai failli lui répondre de se le mettre autre part, mais je me suis abstenue. Je me suis mordue jusqu’au sang pour ne pas pleurer en pleine rue. Arrivée chez moi, j’ai sangloté un mois de fatigue, de stress et de privations. J’ai fait le deuil de mon temps et de mon argent gâchés, de toutes les sorties que je n’ai pas faites pour rendre à temps un rapport qui n’était attendu que dans 4 mois.
Je suis furieuse.

Clic Clic Boum – Saliva :

Au boulot, c’est pas la joie non plus. Supplément coupe du monde de rugby oblige (c’est définitivement pas mon truc), l’édition du Tarn n’a pas été imprimée aujourd’hui. J’avais fini par m’y attacher, moi! Mais ça y est, j’ai fini par avoir des sujets, dont une interview d’un cancérologue prestigieux qui a un homonyme acteur porno (Google, ça vous démystifierait le bon Dieu en personne), et un article sur les semences pour l’agro-alimentaire, pas très palpitant dit comme ça, mais replacé dans le contexte de la polémique OGM et de la concurrence des Etats-Unis, ça peut être un exercice périlleux, j’adore.
Pourtant, il ne faut pas se leurrer, je m’ennuie royalement et je déteste mes sourires hypocrites. Je ne ferais pas ça toute ma vie.

Heureusement, il y a mon Elondorado. Je survis d’en l’espoir d’aller bosser à Londres quelques temps avant de partir en Allemagne, histoire de dévaliser Carnaby Street rendre plus crédible mon désastreux accent anglais. Et pour une fois, ma Génitrice m’encourage dans un de mes projets farfelus choqu%e9-9745.gif.
Reste à financer le prohibitif logement londonien… J’ai bien sûr pensé à un poste comme jeune fille au pair, mais mon frère ayant 16 ans, mon expérience momesque commence à dater (ce à quoi ma mère m’a dit “Je sais pas ce qu’ils en font, les Anglais, de leurs vieux, mais rien ne t’interdit d’essayer d’en garder!” … M’man.), ou alors comme vendeuse chez Starbucks Hi hi!
Mais si vous avez des tuyaux plus pertinents à me passer, je suis preneuse!

Carnaby Street – The Jam :

PS : Et en plus, j’ai fini mes After eight. C’est vraiment pas mon jour… *soupir*
Bah, ça ira mieux demain.