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Lettre à quelqu’un qui vous plaît

5 février, 2008

Comme on m’a fait remarquer que cela faisait 5 jours que je n’avais rien posté (le plus sympathique étant que la personne qui me l’a signalé est une des rares qui a de mes nouvelles quotidiennement :) ), je vous épargne mes excuses (je n’ai pas le temps, ma vie ne vous passionnerait pas, et je n’ai rien découvert de transcendant musicalement parlant) parce que ça n’a pas l’air de vous avoir manqué comme si on vous avait privé de dessert.
Au lieu de ça, je vais étudier avec vous le cas de X, internaute désespéré(e) dont la requête Gougueule “Lettre à quelqu’un qui te plait” me permet de cacher mon manque d’inspiration m’émeut.

X mon vieux, vous et moi on sait très bien que vous n’attendez pas de conseils bidons du genre “écoute ce que te dicte ton coeur, X !”. Si le coeur de X, c’était Bernard Pivot, ça se saurait.
Mais n’attendez pas non plus de moi que je l’écrive à votre place. Personnellement, je n’aimerais pas qu’on m’envoie une lettre en se faisant passer pour l’auteur, alors qu’on est tout simplement allé la pomper sur internet comme un vulgaire devoir de physique. Or un de mes principes n°1, c’est “ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse”.
Par contre, envoyer un poème qui vous semble dire mieux que vous ce que vous ressentez, dommage que Ronsard soit né avant vous ou vous auriez pu l’écrire vous-même, pourquoi pas ? Vous pouvez même apporter une touche personnelle - d’accord, créer votre propre recueil est peut-être un peu too much.

Reste qu’en ce qui me concerne, j’aurais tendance à penser que les mots seront peut-être plus élégants que les vôtres, mais que la démarche en elle-même, l’effort et le côté personnalisé rendront une lettre de votre crû plus touchante. Je vous promets pas que l’Elu(e) n’y résiste pas, mais si c’est quelqu’un de bien (forcément, sinon pourquoi cette personne vous plairait-elle ?), il ou elle s’efforcera au moins de ne pas vous mettre une crampe trop humiliante.
Maintenant que je vous ai rassuré quand au résultat de votre missive, sachez cher X si vous avez affaire à une demoiselle, que même celles qui s’en défendent adooooorent tout ce qui est romantique. Déjà, la lettre, bon point. Ca se conserve précieusement, ça se relit le coeur rempli du bonheur d’être aimé de quelqu’un…

Tiens, puisqu’on en parle. Notez bien, amis lecteur, que notre brave X n’a pas confié à l’ami Gougueule qu’il était amoureux… Mais que quelqu’un lui PLAISAIT. Donc X, très cher, soyez clair, certaines personnes ont besoin qu’on leur mette les points sur l’i du verbe aimer *, même si vous virez à l’écarlate dès que vous les voyez, si vous leur faites des allusions on ne peut plus explicites et que tout votre entourage est au courant - sauf les intéressés. L’auteure de ces quelques lignes en est un témoignage navrant vivant.

Everybody knows that I love you - The Divine Comedy :

Et puis vous connaissez le proverbe : “femme qui rit, à moitié dans ton lit (le plus dur, c’est de faire rentrer l’autre moitié)”. Donc un peu d’humour, que diable !

Je ne vous fais pas l’insulte de vous recommander de soigner votre orthographe ? Un prof m’a dit un jour que pas moins de deux relectures étaient nécessaire. La première pour le sens (on ne sait jamais, dans votre exaltation, vous pouvez oublier un mot qui changera toute la portée de la lettre !), la seconde pour l’orthographe. Loin de moi l’idée de comparer l’expression de vos tendres émois à mes disserts de droit, mais je vous jure qu’il est plus prudent de concentrer son attention au maximum sur un aspect à la fois.

Une dernière chose X, je suppose que vous attendez une réponse… Le mieux, c’est peut-être de fixer un rendez-vous qui obligera le nombril de vos pensées à vous répondre. Parce que la Poste a bon dos, on pourra toujours vous rétorquer que l’on n’a rien reçu et que vraiment, on ne voit pas de quoi vous parlez. Pour vous le plus dur est fait, vous vous êtes jeté à l’eau. Si la personne vient au rendez-vous, elle n’aura d’autre choix que de vous fixer sur la réciprocité ou non de votre attirance. Et si elle ne vient pas… Je crois que cela peut être interprété comme un non.

Allez, X, mon pote, que la force soit avec vous. La Bloggeuse décline toute responsabilité en cas de rateau cuisant, après tout, elle n’a jamais essayé. Ce post n’était qu’un prétexte à poster une énième chanson de The Divine Comedy et j’ai déjà un procès sur le dos, merci de ne pas surcharger la justice qui me doit déjà de lourdes réparations, j’ai hâte d’en découdre **. Donc je vous encourage fortement à consulter des gens plus qualifiés, comme ce site qui offre un générateur de lettre d’amour ou une roulette russe pour les indécis ^^

* Oui, j’assume mon point de vue selon lequel la tirade du nez n’est pas le meilleur passage du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand !
** Non, vous ne voulez pas savoir les dessous de cette blagounette privée. Je vous assure, vous voulez pas.

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“Musique qui réchauffe le coeur”

30 décembre, 2007

Quand je vois quelque chose de récurrent sur la blogosphère, je décrète aussitôt “eh bien moi, je ne le ferai pas”. Pur esprit de contradiction. Ou petite vanité de se dire qu’on ne fait pas comme tout le monde. Voire les 2 à la fois.
Mais je ne peux pas résister au plaisir de répondre aux requêtes Gougueule qui vous ont amenés dans mon humble chez-moi (où vous êtes accueillis à bras ouverts, quoi que vous cherchiez, et que vous l’ayiez trouvé ou non). Surtout quand elles sont aussi charmantes que celle-ci :

“Musique qui réchauffe le coeur”

Attention, fragile!

Ben mon pauvre lecteur! Qu’est-ce qu’il t’a fait, ce salaud < oh le vilain parti pris!

Qu’est-ce qu’on a bien pu vous faire pour que vous soyiez désespéré au point de n’avoir plus que Gougueule à qui demander du réconfort?

Votre patron vous maltraite? (ça arrive à des gens très bien)
Personne ne vous a invité pour le jour de l’an?
Votre moitié vous néglige?

Allez, je vois bien que ce n’est pas de remuer la plaie sous le couteau dont vous avez besoin. J’arrive telle Super Lysi au secours des pauvres mélomanes en détresse avec des chansons riches en tendresse :

I wish that I could see you soon - Herman Düne :

The perfect lovesong - The Divine Comedy :

Il est fortement conseillé de dépasser les doses prescrites de The Divine Comedy dont les mélodies enchanteresses sont un avant goût du bonheur.

Somewhere only we know - Keane :

All the same - Sick Puppies :

Waterloo Sunset - The Kinks :

A défaut de pouvoir regarder le soleil se lever au dessus de la gare de Waterloo, aussi longtemps qu’on peut écouter cette chanson, on se sent déjà au paradis, n’est-ce pas? ;)

Tender - Blur :

This is a low - Blur :

Si vous n’êtes pas tout chamallow, peace, love and understanding après Blur à Glastonbury, moi, je ne peux plus rien pour vous. Mais je suis sûre que mes Super Lecteurs vont se précipiter pour suggérer d’autres pistes en renfort. La blogosphère, ce monde merveilleux où la solidarité est érigée en valeur absolue!

Alors, heureux?

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La vie,on est toujours à pester contre elle et quand elle nous quitte,on râle (Roland Bacri)

16 novembre, 2007

La série noire continue : j’ai appris hier que l’un de mes innombrables cousins avait eu un accident de la route. Il est dans le coma. Il venait tout juste d’avoir un bébé avec son amie, une fille adorable au point que je me suis demandé pourquoi elle venait chercher les em…bêtements dans notre famille (parce que c’est à peu près tout ce qu’on récolte à nous fréquenter ^^’), mais avec laquelle il y a eu un peu d’eau dans le gaz dernièrement (éclair de lucidité?). Maintenant, je me demande qui peut bien s’occuper du bébé en question, ainsi que du 1er fils de mon cousin dont on n’a plus revu la mère depuis 5 bonnes années.
La vie est quand même une belle garce et quand elle a décidé de s’acharner sur vous, elle ne vous lache plus. Mais je crois que je l’aime bien quand même.

Mes bien chers lecteurs, je deviens complètement niaiseuse. Pensez oursons en guimauve enrobés de chocolat, pensez chamallows, pensez boîte à musique et Zébulon dans le Manège enchanté, vous tenez mon état d’esprit. Je plane dans les couloirs de la rédac’, je regarde passer les A380 par la fenêtre, le soleil brille et toutes les tuiles qui me tombent sur la tête n’auront pas raison de mon sourire tant que ma famille est plus soudée que jamais et que mes amis me soutiennent.

Nous sommes vendredi (waaah! le scoop!!!), et je me fais une joie de revoir mon Papounet, ma meilleure zamie, mon voisin préféré, m’sieur Marc qui a décrété qu’il me ferait un cadeau que je le veuille ou non, et Lapinout qui comme son nom l’indique, est un lapin, nom de code Cassegrain (c’est quoi, ce billet sous ecsta???). Même mon frère, té. Je vais me jeter sur eux et les étouffer de câlins. Petite pensée pour ma Gemini Criquet que même Akismet l’antispam qui vous veut du bien il sent que c’est une dévergondée et il me censure ses coms. Même moi je bosse pas un dimanche!

Je rentre donc à Paris ce week-end, renouer avec ce(ux) dont je me suis éloignée trop longtemps. Et comme ma connexion fait des siennes, je risque fort de ne pas blogger avant mon retour au boulot. Ne vous faites donc pas de souci si vous n’avez pas de nouvelles!

Tonight we fly - The divine Comedy :

PS : Promis, je dormirai dans l’avion et débarquerai un peu moins givrée du cerveau gauche.