Je tiens à vous rassurer, le pire n’est pas arrivé :
- je n’ai pas de panne d’inspiration
- Dragonne ne m’a pas dévorée
- je n’ai pas péri sous le coup des effets secondaires de 3 jours sans blogger (on applaudit Marc pour le titre de ce billet, bien que les mots que d’autres ont fait rimer me tuent, comme autant d’enfants jamais portés, puis on apprécie mes références culturelles d’une profondeur sans pareille)
Juste quelques problèmes de connexion chez moi, qui m’empêchaient de musicaliser mes billets. Et j’aime le travail bien fait, moi, m’sieurs-dames.
Mais tout va pour le mieux. Ou du moins, la situation n’empire pas. Ma grand-mère a commencé son traitement et rien n’a bougé chez mon cousin (d’un côté, c’est une bonne nouvelle pour son diagnostic vital… De l’autre côté, ses capacités cérébrales et motrices risquent d’en pâtir s’il ne se réveille pas sous peu…).
Je stagne un peu côté permis… Tous les créneaux horaires pendant lesquels je peux conduire étant pris d’assaut…
Il n’y a que côté boulot que cela remue. Vous vous souvenez de ma fameuse Opportunité Professionnelle? Le magazine est enfin paru, et il n’y a pas de quoi se vanter. C’est d’une platitude phénoménale. J’aurais pu avoir un rendez-vous avec le rédac’ chef qui cherche des pigistes. Seulement voilà, le Mafioso Cheap en question veut nous voir le 22 décembre. Or j’ai fixé mon retour au 22 décembre. Il faut que je sois à la gare à 6h du mat’.
Entre quelques piges dans un magazine navrant et l’anniversaire d’un ami que je revois tous les 1ers de l’an (au propre comme au figuré), j’ai choisi. (appelez un exorciste, quelqu’un a pris possession de votre dévouée bloggeuse. Depuis quand je fais passer le boulot après???)
Il faut reconnaître que Dragonne, si elle n’est pas un modèle au niveau relations humaines, a une carrière parfaitement menée. J’aurais tort de négliger ses conseils, et Dragonne m’a dit que parfois, il fallait savoir refuser. Je me suis dit que c’était facile une fois qu’on tenait son salaire et un minimum de sécurité de l’emploi. Moi, je débute et je ne peux pas trop me permettre de faire ma difficile… Mais en l’occurrence, je n’ai pas trop de regrets. Cette offre-là ne me correspond pas vraiment.
She works for the money – Donna Summer :
Cela dit, je ne rejette pas complètement la presse féminine. J’étais au moins plus à l’aise sur les questions de lingerie que dans la presse éco. Enfin un domaine où je n’ai pas l’air d’avoir le QI d’une huître!!! (rappelez-moi pourquoi je fais Sciences Po, déjà?) Reste qu’une fois de plus, je me sentais un peu seule au milieu de quadras trop parfumées. C’est quoi, cette jeunophobie ambiante??? Bon, il faut bien reconnaître que la cible, c’était les 30 à 40 ans CSP + (pour catégorie socioprofessionnelle supérieure, traduction en langue vulgaire : les cadres pleins aux as). Autrement dit, pas franchement les étudiantes fauchées.
Ne croyez pas que ce genre de marque méprise la plèbe. La preuve : un journaliste de revenu inférieur, ils lui offrent un déjeuner dans un des restaurants les plus chics de Toulouse. C’est pas de la générosité, ça?
Money, money, money – Abba :
Enfin, ma collègue qui m’a filé l’invitation m’a fait un joli cadeau (gâtée pourrie, je suis). C’était effectivement délicieux (meilleur qu’à la région
) et plein de charmants maîtres d’hôtel (curieusement, les seuls de tout le restaurant à entrer dans ma tranche d’âge…) qui s’empressent de vous ouvrir la porte, de vous enlever votre manteau, exactement le genre que décrivait Simomo, le genre à se confondre en excuses si vous vous souillez le pied en écrasant le leur.
Money – David Guetta :
Et à la fin, ils vous demandent (juste à moi, en fait… On se serait crû au bal des débutantes…) si ça vous a plu. Comme il fallait bien que je me distingue à un moment ou à un autre, j’ai répondu “beaucoup”, et il m’a répondu “ça se voit”
Quoi? Ca fait fille du peuple de montrer qu’on a apprécié?
Ca ferait plus snob d’être blasée des bonnes choses, genre “je suis habituée”.
Ca tombe bien. Je SUIS une fille du peuple.
Et je suis bien contente d’être encore capable de m’émerveiller des illuminations de Noël, autant que d’apprécier un repas exceptionnel. Ca doit être triste, d’être snob.
Lifestyle of the rich and famous – Good Charlotte :






).