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Angoisses nocturnes, doigts qui tremblent et humeur sourcilleuse

5 décembre, 2007

Je tiens à vous rassurer, le pire n’est pas arrivé :

- je n’ai pas de panne d’inspiration
- Dragonne ne m’a pas dévorée
- je n’ai pas péri sous le coup des effets secondaires de 3 jours sans blogger (on applaudit Marc pour le titre de ce billet, bien que les mots que d’autres ont fait rimer me tuent, comme autant d’enfants jamais portés, puis on apprécie mes références culturelles d’une profondeur sans pareille)

Juste quelques problèmes de connexion chez moi, qui m’empêchaient de musicaliser mes billets. Et j’aime le travail bien fait, moi, m’sieurs-dames.
Mais tout va pour le mieux. Ou du moins, la situation n’empire pas. Ma grand-mère a commencé son traitement et rien n’a bougé chez mon cousin (d’un côté, c’est une bonne nouvelle pour son diagnostic vital… De l’autre côté, ses capacités cérébrales et motrices risquent d’en pâtir s’il ne se réveille pas sous peu…).

Je stagne un peu côté permis… Tous les créneaux horaires pendant lesquels je peux conduire étant pris d’assaut…

Il n’y a que côté boulot que cela remue. Vous vous souvenez de ma fameuse Opportunité Professionnelle? Le magazine est enfin paru, et il n’y a pas de quoi se vanter. C’est d’une platitude phénoménale. J’aurais pu avoir un rendez-vous avec le rédac’ chef qui cherche des pigistes. Seulement voilà, le Mafioso Cheap en question veut nous voir le 22 décembre. Or j’ai fixé mon retour au 22 décembre. Il faut que je sois à la gare à 6h du mat’.
Entre quelques piges dans un magazine navrant et l’anniversaire d’un ami que je revois tous les 1ers de l’an (au propre comme au figuré), j’ai choisi. (appelez un exorciste, quelqu’un a pris possession de votre dévouée bloggeuse. Depuis quand je fais passer le boulot après???)

Il faut reconnaître que Dragonne, si elle n’est pas un modèle au niveau relations humaines, a une carrière parfaitement menée. J’aurais tort de négliger ses conseils, et Dragonne m’a dit que parfois, il fallait savoir refuser. Je me suis dit que c’était facile une fois qu’on tenait son salaire et un minimum de sécurité de l’emploi. Moi, je débute et je ne peux pas trop me permettre de faire ma difficile… Mais en l’occurrence, je n’ai pas trop de regrets. Cette offre-là ne me correspond pas vraiment.

She works for the money – Donna Summer :

Cela dit, je ne rejette pas complètement la presse féminine. J’étais au moins plus à l’aise sur les questions de lingerie que dans la presse éco. Enfin un domaine où je n’ai pas l’air d’avoir le QI d’une huître!!! (rappelez-moi pourquoi je fais Sciences Po, déjà?) Reste qu’une fois de plus, je me sentais un peu seule au milieu de quadras trop parfumées. C’est quoi, cette jeunophobie ambiante??? Bon, il faut bien reconnaître que la cible, c’était les 30 à 40 ans CSP + (pour catégorie socioprofessionnelle supérieure, traduction en langue vulgaire : les cadres pleins aux as). Autrement dit, pas franchement les étudiantes fauchées.
Ne croyez pas que ce genre de marque méprise la plèbe. La preuve : un journaliste de revenu inférieur, ils lui offrent un déjeuner dans un des restaurants les plus chics de Toulouse. C’est pas de la générosité, ça?

Money, money, money – Abba :

Enfin, ma collègue qui m’a filé l’invitation m’a fait un joli cadeau (gâtée pourrie, je suis). C’était effectivement délicieux (meilleur qu’à la région ;) ) et plein de charmants maîtres d’hôtel (curieusement, les seuls de tout le restaurant à entrer dans ma tranche d’âge…) qui s’empressent de vous ouvrir la porte, de vous enlever votre manteau, exactement le genre que décrivait Simomo, le genre à se confondre en excuses si vous vous souillez le pied en écrasant le leur.

Money – David Guetta :

Et à la fin, ils vous demandent (juste à moi, en fait… On se serait crû au bal des débutantes…) si ça vous a plu. Comme il fallait bien que je me distingue à un moment ou à un autre, j’ai répondu “beaucoup”, et il m’a répondu “ça se voit”
Quoi? Ca fait fille du peuple de montrer qu’on a apprécié?
Ca ferait plus snob d’être blasée des bonnes choses, genre “je suis habituée”.
Ca tombe bien. Je SUIS une fille du peuple.
Et je suis bien contente d’être encore capable de m’émerveiller des illuminations de Noël, autant que d’apprécier un repas exceptionnel. Ca doit être triste, d’être snob.

Lifestyle of the rich and famous – Good Charlotte :

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Dans un monde matériel

30 novembre, 2007

J’aime le vendredi.
Le vendredi est le jour où je ne fais que des agendas (“La communauté de communes du Pays des Schtroumpfs organise une conférence-débat sur la nouvelle réglementation en matière d’abattage des bestiaux, le jeudi 6 décembre à 20h40. Les thèmes du gavage, de la mise à mort et de la salaison seront notamment abordés”), ce qui ne me demande pas un effort intellectuel excessif, mais me déculpabilise totalement parce qu’au moins, je ne glandouille pas honteusement.

Friday I’m in love – The Cure :

Le vendredi n’est pas encore le samedi, où l’on doit se dépêcher de faire un maximum de trucs qu’on ne pourra pas faire dimanche parce que tout est fermé, au point qu’on n’en profite même pas.
Mais ce n’est pas non plus le dimanche, où l’angoisse augmente au fur et à mesure qu’on approche du lundi.

Le week-end, en somme, dure de vendredi 17h à l’heure à laquelle la fatigue d’une dure semaine de travail a raison de vous. A ce moment-là, vous tombez dans les bras de Morphée (ou de quelqu’un d’autre ;) ) parce que vos paupières sont lourdes, et pas parce que vous pensez que demain il faudra se lever à 7h et que vous allez encore arriver à la bourre au boulot, avec le regard lumineux de Pete Doherty, la coiffure des Jackson 5 et le bleu de Tina Turner (oh mon Dieu, j’ai osé!) parce que vous vous êtes vautré lamentablement en courant pour arriver à l’heure. Et le temps que votre ego, les ouvriers morts de rire et votre coude s’en remettent, votre impardonnable retard lui ne s’est pas arrangé. Qu’est-ce qui vous fait dire que ça sent le vécu?

I love you but you’re green – The Babyshambles :

I want you back – The Jackson five :

A fool in love – Tina Turner :

Le vendredi, c’est particulièrement merveilleux quand vous n’avez pas à dire “il faudrait peut-être que j’y aille, je bosse demain” alors que vous êtes bourré bien et que ça ne devrait jamais se terminer.

Et en prime, ce qui va faire de ce vendredi un moment merveilleux, c’est que l’avent débute dimanche et que je deviens complètement gâteuse à l’approche de Noël. Enfin, disons encore plus que d’habitude.
Toulouse se pare de décorations de Noël et de lumières enchanteresses, la presse régionale que je suis obligée de me cogner tous les matins a troqué les faits divers les plus glauques contre un déluge de bons sentiments, et je vais me faire un devoir de courir marchés de Noël et boutiques pour dénicher les cadeaux parfaits.
Obligée de faire les magasins… N’est-ce pas merveilleux?

Noyeeeel ^^

Le souci, c’est que lesdits magasins à Noël, comportent une densité moyenne de vendeuses au mètre carré qui, personnellement, m’est difficilement supportable. Voyez-vous, le choix d’un fond de teint, en soi, est déjà une opération délicate, sans qu’une impudente vienne vous perturber pendant ce moment critique.

Centre commercial = environnement surchauffé par un éclairage excessif et sa concentration particulièrement élevée en nanas hystériques. Autrement dit, il fait CHAUD. Tension.
L’effrontée vous écoute dérouler la liste de vos attentes, puis vous affirme du haut de son mètre soixante trop maquillé qu’il vous faut exactement le contraire.
Déjà, ce n’est pas agréable quand on est toute seule. Mais s’entendre dire devant son accompagnateur, même compatissant, qu’on a la peau rosée et sensible (version politiquement correcte pour “mais ma fille, t’es rouge et tu pèles!”), je sais pas vous, moi ça m’a donné envie de la mordre. Ce qui aurait bien pu arriver si elle n’avait pas senti que je fulminais, de même que le susnommé devant lequel je ne tenais pas spécialement à passer pour une psychopathe. Cela dit, je crois qu’il commence à être habitué (hein, Susnommé? ;) ). Démonstration :

- Non, sérieusement, je crois que j’avais vraiment trop bu l’autre soir. J’ai dû te dire plein de bêtises…
- Bof… Pas plus que d’habitude…


Achevez-moi.

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La Ville de la tentation

15 novembre, 2007

Toulouse, c’est beau. Toulouse, c’est bien. Viendez à Toulouse. *
Sauf si vous êtes fauchés comme les blés (et comme moi, accessoirement).
Ô lecteur compatissant, pour la 1ère fois de ma jeune vie et en 2 ans de vie en célib’étudiante qu’est plus chez Papa-Maman, je suis à découvert.
Or Toulouse, c’est plein de restaurants à la fois originaux et bons, dans un cadre agréable. Ca regorge de bars qui vous tendent les bras et diffusent du Gorillaz (entendez-vous l’appel de la vodka caramel?). Et surtout, c’est le paradis des accros du shoppinge. Tous les magasins de la ville concentrés dans 2 ou 3 rues quasi voisines, dans de grandes allées larges où on peut se la jouer Julia Roberts dans Pretty Woman, les 1m30 de jambes en moins. Donc une véritable torture pour votre dévouée bloggeuse.
Prenons les choses du bon côté, il y a des magasins où vous rentrez pour remuer sans conviction des fripes informes au son d’un remix ignoble de She’s like the wind. Pas de quoi vous faire regretter de ne plus avoir les moyens d’acheter des CDs ou des fringues.
Sauf qu’avec ces conneries, je n’ai plus que des t-shirts à me mettre sur le poil!!!

She’s like the wind – Patrick Swayze :

Oh ça va, faites pas vos bêcheuses, je suis sûre que vous avez tous vu Dirty Dancing au moins 5 fois!
En même temps, je dis ça, mais j’ai quand même trouvé des demoiselles qui ne connaissaient pas Vladimir Cosma! On peut être une fille et n’avoir jamais vu La boum??? o_O

Reality – Richard Sanderson :

Ou comment passer pour une nunuche dépensière en une quinzaine de lignes ^^’

Fourmi

* Au fait, ça y est, je sais comment fonctionnent les Velôtoulouse!

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9° Petit déjeuner à 15h

4 novembre, 2007

Thé et petits gateaux ^^

J’en connais qui vont me charrier, parce que je suis habituellement la première à ne pas comprendre comment on peut perdre sa journée au lit. Seulement aujourd’hui, après être rentrée à 5h du matin et avoir décrété que j’avais bu trop de thé pour avoir sommeil, je me suis réveillée comme une fleur à 15h (“aaaah!!! C’est l’heure, ça???”)
Et j’avais rendez-vous à 15h45 au Bapz pour le goûter de bloggeuses organisé par Princesse Audrey (qui est bien plus jolie en vrai que dans mon imagination).
Je me suis donc préparée vite fait dans la panique la plus totale, et j’ai rencontré des bloggeuses, proches de bloggeuse, et lectrices de blog tous plus charmants les uns que les autres. Un petit moment hors du temps dans un salon de thé où on a -toujours- l’impression de goûter avec de la dinette.

Et comme on me l’a demandé, je crois qu’une explication -un peu moins confuse que celle que j’ai donnée oralement- sur le titre de ce blog commence à s’imposer. (Pour rappel, celle sur mon pseudonyme se cache ici ^^)
Donc je ne suis absolument pas musicienne (mais j’adorerais batteur).
Je suis juste une adoratrice obsessionnelle (voire monomaniaque. Ou plurimaniaque ;) ) de Damon Albarn (oui, on commence à le savoir ^^’).
Battery in your leg est donc une chanson de Blur (une des rares auxquelles Graham Coxon ait participé sur leur dernier album Think Tank) qui m’a sauvée de la déprime plusieurs fois. Ca paraît un peu idiot dit comme ça, puisque cette chanson ne m’est certainement pas adressée. Mais le “you can be with me, if you wanna be”, je le prends pour moi. C’est mon arme fatale contre la solitude. Il y a au moins une personne dans le monde qui pourrait me comprendre, et c’est une source d’espoir infinie.
Ajoutez à cela la voix si familière d’Idole absolu, les notes envoûtantes de ce morceau, c’est indubitablement ma chanson préférée. Et comme ce blog est ma façon de mettre “a rockbeat over anything”, je me devais de lui donner ce titre. Même si je trouve que c’est affreusement banal de donner un titre en anglais.

Battery in your leg – Blur :

Cette chanson est l’une des raisons que je peinais à expliquer en sortant de la dernière représentation de Monkey, qui font que je suis dans un état second quand Idole Absolu est dans les parages. Cet homme-là m’a rendue plus forte, j’ai rencontré des gens adorables parce que j’aimais la musique de Damon Albarn, et il est à la base de certains de mes meilleurs souvenirs. Ca va vous paraître absurde, mais c’est un lien très fort.

This is a ballad for the good times
So put a battery in your leg
Put a rock beat over anything
Get it stuck there in your head
You can be with me

I got nothing to rely on
I’ve broken every bone
Everybody’s stop believing
But you know you’re not alone
You can be with me

This is a ballad for the good times
And all the dignity we had
Don’t get het up on the evil things
You ain’t coming back
You can be with me
If you want to be
You can be with me…

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Perdre sa vie à la gagner

23 octobre, 2007

Ce matin au boulot, je me suis rendu compte que j’avais encore du shampoing dans les oreilles.
Les indices se multiplient depuis plus d’une semaine… Je suis complètement à l’ouest.
Je fais mon boulot n’importe comment, je me crame avec ma poêle à frire, et je ne sais plus du tout ce que je veux (en fait, je sais très bien ce dont j’ai besoin, mais je m’entête à m’autopersuader que ce n’est pas ce que je veux).Je ne sais pas si c’est la cause ou la conséquence du live total qui règne dans ma vie.

Je suis fauchée. Je savais que j’étais dans le rouge, mais là, c’est la Berezina. Ce qui m’oblige à reporter d’une semaine l’envoi de mon dossier à Londres.

Ce n’est pas plus mal : une semaine de plus pour y réfléchir. Pour la première fois de ma vie, il y a des choses qui me retiennent quelque part. Ce n’est pas que je n’ai plus envie d’aller à Londres. C’est surtout que j’ai envie de rester à Toulouse. De toute manière, Londres ou pas, je n’ai pas le choix : je dois quitter mon appart en janvier dernier délai.

Ma santé est dans un état lamentable. Je me tiens la crève du siècle, je recommence à saigner du nez, et mes doigts ne sont toujours pas guéris après des semaines de toubibs et médocs qui m’ont mise sur la paille. Le maquillage ne suffit plus à cacher que je suis vannée et que ma peau est en état d’alerte maximale.

Stupeur et tremblements : comme je fais de travers même les missions les plus stupides qu’on me confie, on me donne à faire des tâches de plus en plus ingrates, que j’accomplis de plus en plus mal. Je me demande si je suis une incapable ou si j’ai juste renoncé à travailler correctement.

J’ai besoin de câlins. Cela dit, c’est bien connu, c’est pas mon genre d’en réclamer. AU SECOURS !!! Je deviens sociable ! Comment ça se soigne ???